Touré Yaya (ex-capitaine des Éléphants) : « Copa a les qualités pour être un grand entraîneur »

La décision de Copa Barry de mettre un terme à sa carrière, n’a pas laissé l’un de ses coéquipiers indifférent. En effet, Touré Yaya, ex-capitaine des Eléphants qui est aussi issu de cette génération dorée est monté au créneau pour magnifier et rendre un hommage mérité à l’ex-dernier rempart des Eléphants et héros de Bata 2015, comme l’a été son devancier, Alain Gouaméné à Sénégal 92.

 

Après Didier Drogba et  Kolo Touré,  un autre joueur de votre  génération dorée, Copa Barry vient de mettre un terme à sa carrière. Quel est votre sentiment ?

Nous devons beaucoup à Copa Barry. Depuis ses débuts à l’Academie jusqu’à ce qu’il annonce aujourd’hui sa retraite définitive, il a été,  je pense,  l’un des footballeurs ivoiriens valeureux, patient et volontaire. Sa prestation à la finale de la Can 2015, a démontré tout son savoir-faire, sa maestria. Je ne peux que lui rendre hommage.

 

Etes-vous fiers de sa carrière ?

Le jour de l’annonce de l’arrêt de sa carrière, j’ai ressenti une grande fierté pour lui. Copa est un grand croyant. Sa carrière a été très encourageante. Il joue à un poste qui n’est pas aussi évident.

 

C’est-à-dire ?

Le poste de gardien de but est délicat. Et,  ses  débuts en Europe n’ont pas été faciles. En Belgique, il a fait une carrière exemplaire. Je pense qu’il était l’un des meilleurs gardiens. Sa valeur a été reconnue par tout le football belge. Puisqu’il a été distingué en 2009, meilleur gardien de but de la Belgique. Je pense que ce trophée a boosté la suite de sa carrière.

 

Il a pourtant essuyé beaucoup de critiques…..

Il a toujours su se relever malgré des blessures qu’il a pu avoir dans sa carrière. Déjà à la Can 2012, il était totalement arrivé à maturité. Son expérience nous a beaucoup aidé. Si vous vous souvenez, nous n’avions pas encaissé de but jusqu’à la finale. Et après, à la séance des penalties, on a perdu. Je voudrais lui rendre hommage.

 

Revenons sur la CAN 2015. Comment a-t-il pu rebondir après sa mise à l’écart au profit de Sylvain Gbohouo ? 

Il faut avoir un grand sens d’humilité pour faire ce qu’il réalisé à la Can 2015. Étant sur le banc de touche, il a pris son mal à patience. C’est aussi cela la qualité d’un grand footballeur. Pendant les tirs au but, je lui ai rappelé que, c’était à son tour maintenant de démontrer toutes ses qualités. Je lui disais « C’est toi! C’est toi seul! Aujourd’hui, c’est pour toi! Rien ne peut t’arrêter ! Achève le travail et on va rentrer à la maison ! Dieu n’oublie pas ses enfants. Il est dans tes gants.

 

Et que vous a-t-il répondu ?

Il  m’a ensuite fixé droit dans les yeux avec une certaine complicité. Et, nous nous sommes compris. En le regardant repartir dans les poteaux, j’ai tout suite  compris que notre carrière allait être couronnée par un trophée continental. C’est pourquoi, le jour de la cérémonie à la Présidence de la République, j’ai décidé de l’appeler pour lui rendre tous les honneurs. C’est la victoire de tous, c’est sa victoire.

 

Copa a décidé de s’orienter dans la formation. Pensez-vous qu’il peut devenir un bon entraîneur ? 

Je peux vous assurer qu’il va réussir dans sa nouvelle fonction. Il a de grandes qualités pour être un bon entraîneur. Il a déjà pris fonction dans son nouveau club. Un nouveau challenge dans sa vie. Je peux  vous dire que Copa n’a pas fini de surprendre. Il a quelque chose d’exceptionnel qui lui permettra de réussir encore dans le métier d’entraîneur.

Entretien réalisé au téléphone par Olivier Asseman

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