Kamara Ibrahim (sélectionneur des Eléphants): « Cette liste répond à une logique de continuité »

Kamara Ibrahim a décidé de renouveler sa confiance pour ces deux prochains matches  à son groupe avec lequel il a commencé l’aventure en septembre dernier. Une occasion pour lui de donner la chance aux joueurs qui n’ont pas beaucoup joué de s’exprimer. « Cette liste répond à une logique de continuité. Il s’agit de mesurer la profondeur de mon groupe », explique-t-il dans cet entretien.

 

Comment expliquez-vous vos choix pour ces deux matches à venir des Eléphants ?

Cette liste répond à une logique de continuité. Il s’agit de mesurer la profondeur de mon groupe. Je n’ai pas fait trop de chamboulement pour la simple raison que je veux donner du temps de jeu à ces jeunes qui sont dans le groupe depuis six mois.

 

Comment ça ?

Depuis que nous sommes là, nous avons  travaillé avec un groupe. Et, certains n’ont pas souvent eu l’occasion de jouer. Je pense que ces joueurs ont besoin de s’exprimer. Et de saisir de l’opportunité pour montrer qu’ils peuvent rester dans le groupe ou d’en sortir.

 

On  s’attendait à voir des joueurs comme Gervinho qui brillent en club. Qu’est-ce qui explique son absence ?

Je pense que ce n’est pas sur ces deux matches que Gervais va prouver quoi que ce soit. On sait tous ce qu’il démontre avec son club en Italie. J’ai de bons rapports avec Gervinho.  On a été à la CAN 2015 ensemble. Et on l’a gagné.  Mais pour moi, il n’était pas nécessaire de le faire jouer pour ces deux matches.  Je suis passé le voir  en Italie. On a échangé, et on s’est dit beaucoup de choses.

 

La sélection nationale est-elle figée avec Kamara Ibrahim ?

La sélection n’est pas figée. On a voulu simplement continuer avec ceux qui nous ont aidé à accomplir une mission qui n’était pas gagnée d’avance lorsqu’on prenait cette sélection. Le groupe n’était scindé et il n’y avait de noyau. Il a fallu remonter les joueurs un par un, leur expliquer le projet que je comptais mettre en place. Certains ont accepté de nous accompagner. Et ils ont fait beaucoup d’efforts et de sacrifices.

 

C’est-à-dire ?

Ils ont été réceptifs à notre discours en laissant de côté leur orgueil et leur état d’âme pour que le groupe avance. Pour moi, le groupe passe avant tout. Quel que soit le joueur qui viendra, s’il ne se soumet pas aux exigences du groupe, je serai intransigeant avec lui. Si aujourd’hui, on a pu recoller au peloton de tête et se qualifier dans notre groupe, c’est parce qu’on a travaillé dans un climat apaisé. Cela doit toujours prévaloir.

 

Le groupe est-il fermé à tous ceux qui ne rentreront pas dans votre vision ?

La CAN c’est encore très loin. Personne ne sait ce qui va se passer demain. Le groupe n’est pas fermé à un joueur. Pour moi et le staff,  plus le noyau reste important dans les différents regroupements, plus on gagnera du temps.  Et ça  sera simple d’avancer. Et à force d’enlever Pierre ou Paul on n’y arrivera pas.  Mais, être au début d’un projet n’est pas un visa pour être au bout. On va faire tourner pour ces deux matches.

 

Vous avez voulu jouer à Bouaké pour ces deux matches. Finalement, c’est à Abidjan que les Eléphants joueront. Quel est votre sentiment sur ce changement de lieu ?

Je n’ai vraiment pas envie d’aborder ce sujet. Si on veut le spectacle, il faut créer les conditions. J’aurai préféré jouer à Bouaké pour des questions structurelles. La pelouse de Bouaké est meilleure que celle d’Abidjan. Il y a des joueurs qui s’expriment mieux à Bouaké qu’Abidjan. Mais, si c’est le stade Houphouët-Boigny qui a été choisi, c’est au président de la FIF d’expliquer ce changement de lieu.

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