Vivre ou mourir ensemble

Sauf miracle de dernières minutes, les membres actifs iront en AG mixte les 25 et 26 février prochains. A moins d’un ultime cataclysme- car sait-on jamais- le CN-FIF ne devrait plus faire marche arrière en abordant cette dernière ligne droite de processus de sortie de crise. Et cette AG Mixte qui se déroulera sur 2 jours sera donc l’avant-dernière marche à franchir avant l’étape finale : l’AG Elective. Et la première, sera consacrée au bilan financier de l’exercice 2020, reporté une première fois, le 18 septembre dernier, en raison d’un désaccord autour du quitus. La seconde, examinera et adoptera les nouveaux Statuts et du Code électoral révisés, ouvrant la voie à l’AG Elective en mars prochain. Alléluia !!! Mais que l’attente fut longue. Elle nous a semblé durer une éternité même. D’autant plus que les lignes ne semblaient pas du tout bouger. Les tâches essentielles contenues dans sa feuille de route initiale n’étant pas exécutées dans les délais. La FIFA l’a, d’ailleurs, relevé dans son courrier du 21 décembre 2021 prorogeant le mandat du CONNOR jusqu’au 31 mars 2022. Au total donc, du 14 janvier date de son intronisation à la « Maison de verre » au samedi 26 février où elle tiendra ses 2 assises, Dame Dao Gabala aura grillé 407 jours pour rien. Sans que le football ivoirien n’ait vu le bout du tunnel. Du temps perdu cadeau. « Gbanzan ». Qu’en est-il côté bilan sportif ? Là aussi, nada. Le CN-FIF a plutôt plongé le football ivoirien dans le néant. Qatar 2022 ? Fiasco. CAN 2021 ? Foirée. Deux compétitions achevées en eaux de boudin. Un tel bilan aussi désastreux que catastrophique ne mérite pas qu’on veuille s’accrocher au pouvoir. On s’éclipse plutôt sans crier gare. Sans aussi demander son reste. Or, depuis le retour des Eléphants au pays, Dame Gabala s’est murée dans un silence total. Or, en sa qualité de pilote en cheffe de l’équipe nationale, elle aurait pu nous dire un petit mot en guise de réconfort. Ne serait-ce que nous expliquer les raisons de cet échec. Et, pourquoi pas, présenter des excuses publiques aux sportifs ivoiriens. Mais elle a préféré se taire que de se réfugier derrière de faux alibis comme tente de le faire son sélectionneur, Patrice Baumelle. En effet, au lieu de la boucler, le coach français veut nous faire avaler des couleuvres en répondant aux critiques qui ne cessent de s’abattre sur lui après un échec aussi cuisant. Mieux ou pis, il a même le toupet de solliciter une rallonge jusqu’à la CAN 2023. Avouons qu’il s’agit là d’une plaisanterie de mauvais goût. En tout cas, il aurait mieux fait de fermer sa g***le. Car oser nous dire qu’il a accompli un bon travail qui mérite qu’il reste à la tête des Eléphants, est franchement une insulte à notre intelligence. Et s’il avait encore de la décence et un minimum d’éthique, il aurait démissionné. C’est justement pour remettre le football ivoirien sur les rails, qu’il est nécessaire d’aller, au pas de course, au processus de sortie de crise. D’autant plus que l’adoption des statuts et du Code électoral, ne sont plus des tâches incommensurables. Elles ne sont, non plus, pas la mer à boire. Car, avec une dose de bonne foi, les clubs comme le CN-FIF peuvent boucler tout ce travail en 24 heures. Tout au plus. Et si proche du but, autrement dit, à deux  doigts de la fin du processus, le football ivoirien n’a plus le droit de gripper la machine avec de faux débats. Ni de susciter une fausse polémique qui risque de repousser l’AG Elective à la Saint-Glinglin. Or, un faux vent de contestation commence à souffler sur le processus de sortie de crise, consécutif à une pétition signée par certains clubs, réclamant la tête de Dao Gabala. Et la mise en place d’une nouvelle Commission Electorale (CE). Un tel cas de figure entraînerait le football ivoirien dans une nouvelle crise et ferait inévitablement le lit d’une nouvelle prolongation de la transition. En fait, sauf à être de mauvaise foi, les pétitionnaires ne peuvent pas dire qu’ils ignoraient le contenu de la feuille de route que la FIFA a donné à la Normalisation en l’installant en janvier 2021. Et il était écrit ceci, noir sur blanc, que le CONOR« agit, en dernier lieu en qualité de Commission Electorale pour la tenue de l’élection (…) » En clair, tout le monde savait que la présidente du CN-FIF serait, in fine, au moment du scrutin juge et partie, pour employer leurs termes. Maintenant que le bout du tunnel est presque visible, ils ne peuvent pas s’amuser à nous ramener au fond du gouffre. Ce faux débat n’est fait que pour semer le bordel et retarder un retour à la normalité du football ivoirien. En fait, ces gens-là auraient-ils voulu saboter le processus pour qu’il s’enlise à nouveau qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement. De toute façon, sauf tremblement de terre, la FIFA ne fera rien. Ni pour leurs beaux yeux. Ni pour leurs humeurs. Ils se fourrent le doigt dans l’œil. Tout simplement. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Ces clubs ont d’autres choses en tête. En effet, sachant que les choses risquent de mal tourner pour leur champion, du fait de cet audit qui accable la gouvernance de l’ex-FIF, ils ne veulent pas couler seuls.  Alors, tel un naufragé, sans bouée de sauvetage, leur champion a opté pour la tactique de la terre brûlée. Autrement dit, vivre ou mourir ensemble. Et advienne que pourra, il n’est pas question que ce soit lui, le seul sacrifié sur l’autel de l’audit. Faut-il pour cela qu’il entraînât sa chute, l’autre camp au fond de l’eau. Vous l’aurez compris. Ce n’est pas fair-play. Mais tant pis ! Il s’en moque.

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