Usain Bolt critique ses successeurs

Usain Bolt a commenté cette semaine l’actualité du sprint jamaïcain, et il n’a pas été tendre avec ses successeurs. Le recordman du monde des 100m et 200m, retraité depuis deux ans, voit mal ses compatriotes, en manque de résultats ces derniers temps, remonter la pente d’ici les Mondiaux de Doha (28 septembre – 6 octobre). Pourquoi ce pessimisme ? « Parce que ces jeunes sont un peu pourris-gâtés, a tranché Bolt, dans un entretien à Reuters, pointant l’attitude de la relève caribéenne à l’entraînement. Quand j’étais dans les parages, la motivation était là, on travaillait dur, le niveau était élevé, mais maintenant que j’ai arrêté, j’ai l’impression qu’il a chuté. Je ne dis pas que c’est parce que j’ai pris ma retraite, mais je constate ça, comme Glen Mills, qui est un grand entraîneur que j’admire. » Ce compliment adressé à son ancien entraîneur par l’octuple champion olympique trahit les tensions du sprint jamaïcain : Mills est remis en cause par de nombreux athlètes ces derniers temps, et certaines têtes d’affiche n’ont pas hésité à le quitter pour aller voir ailleurs, comme Yohan Blake, le champion du monde du 100m en 2011, ou, plus récemment, Kemar Bailey-Cole. La critique de Mills est devenue publique quand certains l’ont attaqué sur les réseaux sociaux. Et Bolt est immédiatement monté au créneau pour défendre son mentor, dans les colonnes du Jamaica Gleaner. Bolt a  réitéré ses reproches envers ses successeurs, notamment contre Warren Weir, médaillé de bronze du 200m aux JO de Londres, en 2012, qui s’est lui aussi récemment séparé de Mills. « Si tu ne t’entraînes pas dur, comment veux-tu être un grand ?, s’est-il emporté. Je me souviens que quand Warren Weir s’est hissé à son meilleur niveau, il a commencé à prendre des jours de repos en Floride, de manière aléatoire, et avec Jason Young, ils rataient des entraînements. Qui fait ça en plein milieu d’une saison? » Bolt s’est détendu lorsque le sujet du sprint féminin est arrivé sur le tapis. Il s’est montré plus optimiste sur les ambitions de Shelly-Ann Fraser-Pryce et Elaine Thompson, meilleures performeuses mondiales de la saison du 100m (10 »73) et de leurs coéquipières. « Je pense que les femmes vont réussir, a-t-il prédit. Si on échoue, ça ne sera que du côté masculin, mais je sens que les femmes, elles, vont tenir leurs promesses. Je dois dire qu’elles sont plus malines. Je pense que c’est parce qu’elles veulent devenir plus riches, accomplir des choses dans leur vie, alors elles travaillent pour atteindre ces buts. »

 

L’Equipe

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