Une pelouse indigne d’un stade ADO

Diantre de qui se moque-t-on ? Diable de qui se fout-on ? On ne peut pas avoir injecté autant de milliards dans la construction d’un nouveau et si beau stade de football, un joyau architectural du reste, censé accueillir la cérémonie d’ouverture et la finale de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des Nations et disposer d’une pelouse aussi catastrophique. Et helas de regarder impuissant les Eléphants se produire sur une pelouse indigne de porter l’illustre nom du président de la République, Alassane Ouattara. Où ni même les vestiaires ne sont prêts. Mais c’est grave. C’est même un scandale pour un stade, véritable chef d’œuvre architectural à un coût d’environ 143 milliards, construit avec le concours de la Chine à hauteur de 80 milliards et 63 milliards investis par l’Etat ivoirien. Quoi qu’il en soit, il est tout de même inadmissible, au regard d’un si lourd investissement, que l’aire de jeu sur laquelle se produisent les joueurs, ne soit pas à la hauteur des fortes sommes englouties par ce projet. Et depuis la cérémonie d’inauguration qui a vu les deux équipes de l’Asec Mimosas et l’Africa Sports se produire sur une pelouse méconnaissable et indigne, il est regrettable de constater que près d’un an après, rien n’a été fait par le ministère des Sports pour doter ce stade d’un tapis de jeu de qualité. Près d’un an après, les Eléphants, vitrines du football ivoirien, auront le malheur de vivre le même calvaire que leurs devanciers de l’Asec et de l’Africa, en jouant, eux aussi, sur cette même pelouse défectueuse et indigne d’un pays comme la Côte d’Ivoire. Mais comment comprendre que jusque-là, ni le ministère des Sports, ni même les autres structures impliquées dans la construction de ce stade, bref, aucune voix, aucune réaction, n’est venue nous fournir des explications sur la mauvaise qualité de cette pelouse. Disons-le sans ambages. La Côte d’Ivoire ne mérite pas ça. Et nous sommes en droit d’attendre des explications de ceux qui ont été chargés de piloter ce projet et de nous construire un stade de qualité. Mais diantre, où sont-ils allés chercher ce champ de patates, pompeusement appelé « pelouse » ? Et puis quel est ce cadre ou le service qui nous a ramené cette pelouse ? Et pourquoi depuis lors, rien n’a été fait pour corriger cela ? Il serait en tout cas, inconcevable voire inadmissible qu’une sélection nationale, quelle que soit la catégorie, se produise à nouveau sur cette pelouse, si elle reste comme telle. Mieux ou pis, il serait peut-être grand temps que les joueurs de football, toutes catégories confondues, refusent à l’avenir de se produire au stade olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé, si les autorités ne prennent pas le soin de le doter d’une nouvelle pelouse de qualité. A ce stade de la critique, il serait souhaitable que l’Etat ivoirien diligente une enquête ou même fasse un audit sur le stade olympique et surtout sur cette affaire de pelouse. La Côte d’Ivoire a dépensé trop d’argent dans la construction de ce stade pour qu’on lui livre une œuvre à moitié achevée. Et que ceux qui n’ont pas fait leur travail ou même qui ont gardé par devers eux, l’argent qui devait servir à doter le stade ADO d’une pelouse de qualité payent. Et cela ne saurait passer par pertes et profits. Car, c’est un scandale. Pire, un crime contre le football. Un assassinat aussi contre le jeu. Et une non-assistance à joueur en…danger

 

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