Une histoire sans fin pour un vrai casse-tête…ivoirien

Que celui qui dit comprendre quelque chose dans le processus électoral lève son petit doigt. Car, moi, j’avoue, franchement, ne rien comprendre. En effet, le processus électoral est devenu un vrai casse-tête, non pas chinois, mais… ivoirien. Un vrai feuilleton digne de la série « 24 heures chrono » de Jack Bauer. Ou même aussi le passionnant feuilleton « Dallas ». Car, à chaque jour, son lot de rebondissements. Et chaque jour, le feuilleton passionne. Une vraie frasque qui ne finit pas de nous faire passer par tout l’arc-en-ciel des sentiments. Et pour cause ? La FIFA, moins d’une semaine avant, avait, dans un courrier, désavoué la FIF. Elle lui avait ordonné de ne pas suspendre le processus électoral. Et de laisser la Commission Electorale achever ses travaux, selon une correspondance signée de son Directeur de la division Association membres, Veron Mossengo-Omba. Mais coup de théâtre. Car, aussi paradoxal que cela paraît, voilà que cette même FIFA a décidé de « suspendre toute action relative au processus électoral jusqu’à nouvel ordre ». Le courrier est, cette fois-ci, signé de sa Secrétaire Générale, Fatma Samoura.  On tombe des nues. Décidément, le processus semble être désormais une affaire « Mondiale ». Car, que de péripéties ! Que de confusion ! Que de rebondissements dans un film qu’on peut aisément intituler : « FIF, une histoire sans fin. »  En tout cas, on aura vu des vertes et des pas mûres dans ce processus. Mais question. Que veut au juste la FIFA ? Qu’elle nous le dise. Car, il y a trop de flou, de bizarreries dans son attitude. En ce sens qu’elle ne peut exiger la reprise des opérations électorales, et sans même attendre le premier chant du coq de l’aurore, la suspendre ipso-facto. Pour soi-disant réclamer tous les documents relatifs au processus électoral. Manifestement, il y a quelque chose de sportivement incorrecte dans sa démarche. Inutile de tourner autour du pot. Et allons droit au but. La FIFA a choisi son camp. Elle roule  pour le candidat Drogba. C’est pour lui qu’elle fait tout ce cinéma. Car, rien ne justifie la suspension du processus. D’autant plus que c’est bien l’institution dirigée par Gianni Infantino qui, le 21 août dernier, avait rappelé aux candidats qu’ils avaient : « la possibilité de contester les décisions de la CE devant la Commission de Recours pour les élections, sur la base de l’art.10 du Code électoral. » Alors si tel est le cas, pourquoi le candidat recalé veuille aller directement à la FIFA, en méprisant la juridiction de second degré ? Il y a quelque chose de louche. Et curieusement, c’est sur la base de la rumeur, que la FIFA décide de tout arrêter. Pour une institution de son rang, il s’agit-là d’une méprise grave. Et indigne. En plus, la SG de la FIFA, Fatma Samoura, ne sait même pas que le président de l’organe électoral n’est pas élu en AG Ordinaire. Mais bien par les membres de la Commission, selon l’art. 5 al.4 du Code électoral : « la Commission élit son président et son vice-président en son sein. » Plus qu’une simple erreur, il s’agit-là d’une faute grave. Et même impardonnable. Disons-le sans prendre de gants. La lettre de Samoura est une insulte à l’intelligence des sportifs. Car, elle aurait pu s’informer auprès, pourquoi pas, de son « Médiateur », Jacques Anouma. Elle aurait pu lui demander de lui fournir rapidement un rapport sur le processus. Mais que nenni ! Elle a plutôt préféré se référer à la rumeur, aux « on dit ». D’ailleurs, rien ne dit qu’elle n’a pas arrêté sa décision sur la base des informations que lui aurait fourni le candidat éliminé. La coïncidence est troublante. Lisez-vous-même : « Or, nous avons appris de diverses sources que la CE et/ou son président élu par l’AG de Yamoussoukro, en particulier, n’ont pu conclure leurs travaux lors de leur dernière assemblée conformément à la mission qui leur avait été confiée. » Et plus choquant encore ce passage-ci : « D’aucuns disent que cette Commission a été empêchée d’exercer ses activités en toute quiétude et de façon indépendante à cause d’interférences de tiers. » Mensonge footballistique. Car, la CE a bel et bien achevé ses travaux. Elle a travaillé dans la quiétude, en dépit de la démission de son président. Ceci étant, ne nous fatiguons pas. La FIFA veut Drogba comme président de la FIF. C’est ce qui explique son implication dans le processus. Et, c’est de cette célérité dont elle fait preuve dans ses interventions dans le jeu électoral. Dire pourtant, qu’il y a 2 ans, cette même FIFA avait diligenté un audit à la FIF. Jusque-là les conclusions de l’audit effectué par le Cabinet PwC n’ont pas été livrées. Mais, pour ça, comme son champion est concerné, alors, elle remue ciel et terre, pour qu’il soit le prochain président de la FIF. Sans aucune considération pour la faîtière ivoirienne. Ni pour la CAF. Hayatou est vraiment parti. Car, celui qui est là, n’a pas son charisme. Et son autorité.

 

Kambiré Elie

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