Titre COVID-19 et premier couac

Le pari a été tenu. Fort heureusement. Chapeau donc au Comité de Normalisation. Parce qu’à priori, et au regard de la difficulté de la mission à lui assignée par la FIFA, rien ne présageait la tenue même de cette Ligue 1. A fortiori un dénouement rapide et heureux. D’autant que la menace de la pandémie de la COVID-19 était réelle. Et, en plus de la menace sanitaire, les caisses de la FIF étaient vides du fait de la mauvaise gouvernance du précédent gestionnaire. Et chemin faisant, certains clubs de la L1 qui réclamaient le reliquat de leurs Droits télé avaient menacé de boycotter le reste du championnat.  Face donc à la faillite du football ivoirien, organiser le championnat dans un tel contexte relevait d’une véritable gageure. C’est donc ce défi que le CN-FIF a su relever. Peu importe la formule utilisée. L’essentiel, ici, est que la saison s’est ouverte et s’est terminée. Elle a aussi consacrée un champion : l’Asec Mimosas. Et le titre des Mimos est mérité. Cependant, le bilan cumulé de ses 18 matches ne fait pas du club jaune et noir un grand champion. Juste un bon champion. Pour raison de bilan peu flatteur. Etant donné qu’il n’a remporté que 2 victoires et 4 nuls en 6 matches de Superdivision. Il a donc été sacré champion avec 10 pts +4 contre 8 pts +2 pour son dauphin,  le FC San-Pedro. En termes de bilan cumulé, Superdivision et première phase, les Mimos totalisent 7 victoires et 8 nuls contre 2 défaites en 16 matches. Bon, ne voyons pas le verre à moitié vide. Mais plutôt à moitié plein. Car, après tout, l’Asec a gagné la bataille de la reconquête du titre 2 ans après l’avoir perdue. Maintenant il lui faut préparer l’avenir. D’autant plus que le plus dur est à venir. Autrement dit, les dirigeants devront s’atteler à bâtir une équipe solide et complémentaire sur toute la ligne pour aller à la conquête de l’Afrique. Car, dans le jeu, les jaune et noir ont alterné le bon et le moins bon. Mais, ils ont le temps de procéder à un diagnostic plus sévère de leurs forces et faiblesses. Mais en attendant, ce sacre est un titre pas comme les autres pour l’Asec. Parce qu’il a été obtenu dans un contexte spécial. Celui de la COVID-19. Voilà pourquoi nous le baptiserons « Titre COVID-19 ». La menace sanitaire a, en effet, mis le football mondial sens dessus-dessous. N’est-ce pas que les effets néfastes de cette pandémie ont poussé la plupart des Ligues Professionnelles à adopter des mesures particulières pour organiser leurs championnats nationaux ? Bien sûr que oui. Et plus grave, cette récession économique sans précédent, a entraîné, dans la foulée, une perte énorme au niveau des Droits Télé. Et comme effet boomerang de cette récession les investissements au niveau des clubs ont chuté. De grands clubs comme de petits, ont été contraints de suspendre certains projets en cours. C’est donc dans ce contexte de veille sanitaire que les Mimos ont arraché leur 27ème couronne. Et le 20e de Me Roger Ouégnin. A présent, l’Asec compte 10 sacres de plus que son désormais «petit rival», l’Africa Sports désormais relégué en Ligue 2. Pour l’histoire l’Asec est aussi le premier club ivoirien à être sacré sous un Comité de normalisation mis en place par la FIF pour diriger le football ivoirien. Autant dire deux faits désormais gravés dans les annales du football ivoirien.  « Titre COVID-19 » et « Titre CN-FIF ». De même que Me RO est aussi entré dans le livre du record « Guinness », en étant le président de club le plus titré de l’histoire du football ivoirien. Et après 32 ans de règne, il est aussi le premier président à détenir le record de longévité à la tête d’un club. Son bilan est aussi élogieux. Parce qu’il n’a perdu que 10 titres en 32 ans de règne. Et si on ajoute la Ligue des Champions, remportée en 1998, on ne peut que lui tirer le chapeau. Car, après l’ancêtre de la C1 que le Stade a remporté en 1966, lors de la 2ème édition, il a fallu attendre 32 ans pour qu’un autre club ivoirien ramène ce trophée à Abidjan. Ceci étant, maintenant que le CN-FIF a relevé le défi de la L1, en attendant que la Ligue 2 referme aussi ses portes de la même manière que la L1, il se doit de gagner la bataille du prochain scrutin. Or déjà, premier couac. Le report à la Saint Glinglin de l’AG Ordinaire du mois dernier. Autant dire que les signes que le CN-FIF nous montrer nous laissent dubitatifs. La FIFA, dans la feuille de route à lui donné, a bien parlé de révision partielle des statuts et du code électoral de la FIF. Où est donc le problème ? Et les raisons que la Normalisation avance pour ne pas tenir cette AGO ne sauraient tenir la route. Car, la dissolution du Comité Exécutif sortant entraîne automatiquement l’inexistence de ses Commissions. C’était donc à elle de mettre en place de nouvelles structures pour reprendre le travail là où les autres l’ont laissé. Ne le faisant pas elle a failli. A moins qu’elle n’ait un agenda caché. Mais qu’elle se le tienne pour dit. Tout est  négociable. Sauf la tenue du scrutin. Et le respect du calendrier électoral. Et à un moment donné les clubs sauront prendre leurs responsabilités. Un point. Un trait.

Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password