Ta Lou Marie Josée: « Ne pas faire le 200m à Doha m’a fait très mal »

Comment avez-vous ressenti l’accueil qui vous a été réservé à votre arrivée à Abidjan ?

Ça fait toujours plaisir de vivre ce moment avec les Ivoiriens. Cela permet de voir  que tous les sacrifices que nous faisons ne sont pas vains et qu’on nous regarde. Et quand on vit ce genre  d’accueil, ça me motive à faire des efforts  et à aller chercher d’autres médailles.

 

Revenons à votre participation à ces derniers Mondiaux de Doha. Comment l’avez-vous vécu ?

Ces Mondiaux 2019 se sont déroulés dans une grande  chaleur. Mais je n’ai   voulu me laisser distraire par cette chaleur. De la série à la demi-finale,  c’était bien. Mais,  en demi-finale,  j’ai eu une douleur au pied. Et comme,  j’étais parti pour ramener une médaille, j’ai dû serrer les dents pour calmer la douleur et obtenir cette médaille de Bronze. Même si ça n’était pas ce que je voulais.

 

On vous attendait aux 200m, mais vous n’avez pas pu serrer les dents…

Je ne pouvais pas le faire comme je l’ai fait aux 100m. Parce tout mon staff technique a décidé que je ne prenne pas des risques. Parce qu’il y a les Jeux Olympiques l’année prochaine et qu’il fallait rester focalisé sur cette grande compétition.

 

Le fait de ne pas faire ces 200 m n’est pas un gros manque à gagner ?

J’ai eu très mal de ne pas pouvoir faire ces 200m. Ceux qui me connaissent savent que  je n’aime pas abandonner. Et si je me suis résignée à abandonner, cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas vraiment moyen de faire cette course des  200m. Et c’est malgré moi-même que j’ai abandonné. Mais, on reste focalisé maintenant sur les Jeux Olympiques de 2020.

 

Justement, quand est-ce que  vous allez entamer la préparation de  ces JO 2020 ?  

Pour le moment je m’attelle à terminer le traitement de mon genou. Je vais aussi profiter des vacances pour poursuivre mon traitement. Après avec mon coach, on verra la date de la préparation. C’est lui qui a le programme. C’est ensemble qu’on va décider.

 

Avec votre sœur Murielle Ahouré, vous avez été en concurrence avec les Jamaïcaines et  les Américaines. Comment était  l’ambiance ?

Quand  on part à une compétition comme les Mondiaux, on est seul face à son destin. C’est la ligne d’arrivée qu’on voit. Mais l’ambiance était bonne. Ma grande sœur Murielle Ahouré, elle a terminé 5e. Mais je pense qu’au vu  de la saison qu’elle a eue, c’est un gros effort qu’elle a fait. Je crois que c’est sa médaille à elle. En tant que petite sœur je ne peux qu’être  fière d’elle.

 

Comment avez-vous trouvé le niveau de ces Mondiaux 2020 ?

Le niveau était élevé. Il y avait de la place pour aller chercher quelque chose de plus que la médaille de Bronze. Mais,  on ne sait pas ce que Dieu prévoit. Je suis contente d’avoir remporté cette médaille, même si  je pouvais faire mieux que ça. Pour moi, en plus de la médaille, je voulais battre le record d’Afrique. J’ai le potentiel.  Je vais continuer à travailler pour aller chercher ce record d’Afrique la prochaine fois.

 

Votre indisponibilité  va durer combien de temps ?

Je ne sais pas encore. On va voir avec le kiné et si je dois repartir encore pour d’autre diagnostics  et voir ce qu’il en est. Mais vous savez que mon problème de genou je le traîne depuis longtemps. Et il y a des moments où c’est bon et des moments où ça ne va pas. Cette année c’est arrivé au mauvais moment. Ce sont les aléas du haut niveau. On essaie de garder le moral pour aller de l’avant.

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