SOS, LPF cherche pilote à bord

Les choses sont désormais claires. Le COCAN a fait sa mue. Il n’est plus tiraillé par des vents contraires. Ni soumis aux désidératas et aux caprices de Pierre ou de Paul. ADO a mis de l’ordre. Le PR a, en effet, pris un nouveau décret pour tout chambouler. Et Patrick Achi est donc désormais le détenteur exclusif des pouvoirs. Le président du COCAN, le ministre, François Albert Amichia est désormais libre comme un poisson dans l’eau. Il peut travailler sereinement. Et son autorité a été renforcée. En fait, dans le bras de fer qui l’a opposé au ministre de tutelle, c’est le Maire de Treichville le grand gagnant. En revanche, son homologue d’Attécoubé est, lui, le grand perdant. « Qui trop embrasse, mal étreint », nous dit l’adage. D’où sa mise à l’écart. Maintenant que chacun connaît son rôle, à partir du moment où chacun a été mis à sa place, dès lors que le PM est le seul maître à bord, le COCAN peut fonctionner tranquillement. Sans anicroche. Ni croc-en-jambe. Puisque l’ordre a été mis dans la maison. Dès lors, le PM se doit de corriger ou de réparer, c’est selon, rapidement toutes ces énormes absurdités et incongruités constatées dans la gouvernance de cette structure. Comme cette histoire du siège de la CAF loué, rubis sur ongle, à hauteur de 20 millions de FCFA par mois par le COCAN. Et meubler également, toujours rubis sur ongle, à 100 millions dit-on par l’Etat. Et quand on sait que cet immeuble de 4 étages est toujours inoccupé par la CAF, on ne peut que crier au scandale. Et au gâchis ! D’autant plus qu’au Cameroun, la CAF avait pris ses quartiers au siège même du COCAN. Elle aurait pu en faire autant ici en Côte d’Ivoire. Mais, elle ne l’a pas fait, préférant se payer le luxe de vivre aux frais de la princesse à Abidjan. En collusion sans doute avec les autorités ivoiriennes. Bon ne nous fatiguons pas le ciboulot avec un tel sujet, au point de nous donner des maux de tête. Revenons plutôt à nos moutons. Autrement dit, à nos compétitions domestiques. La Ligue 1 et la L2 ont enfin décollé. La L1 le week-end du 10 septembre. Et L2 vendredi dernier. Et, à l’exception du champion en titre, l’Asec Mimosas et de son dauphin, le Sporting club de Gagnoa ainsi que de leurs deux adversaires respectifs,  la SOA et le FC San-Pedro, tout le bataclan a quitté les starting-blocks de la L1. En tout cas, on ne peut pas dire que la Ligue Pro, ou plutôt l’organe fédéral, faut-il encore que cette LPF existât à cet instant « T », n’a pas mis les petits plats dans les grands, pour une ouverture festive et carnavalesque de la saison. Fanfare, grelots, bref tout le tintamarre était là pour ce top départ. L’organe fédéral a su prendre les choses en main. Du fait, sans doute, de la défaillance de la Ligue Pro. Parce qu’il est inconcevable, qu’au moment où la FIF procède au lancement de sa saison, en donnant le top départ du championnat, que la LPF, sa structure organisatrice de sa compétition étalon, soit encore à la traîne. Pis, elle n’a pas été en mesure de dévoiler l’identité des membres qui composent son Bureau. Plus qu’un impair grave, c’est une faute professionnelle qui mérite que son président passe au…bûcher. Ceci étant, s’il est trop tôt de placer cette édition sous le sceau de la rupture, elle devrait, au moins, acter la signature d’un nouveau contrat de confiance entre tous les acteurs du football ivoirien. Et ce, en vue de permettre au championnat ivoirien de renouer avec sa compétitivité et son attractivité d’antan. Et qu’il ne soit plus traité par-dessus la jambe par le « douzième homme », le public. Voilà plus d’une décennie que la L1 est malade de son public.  Joueurs, encadreurs et dirigeants sont agacés de cette absence des supporters dans les gradins. Et ce phénomène ne fait que s’empirer d’année en année. Et le foot ivoirien semble plus affecté que les voisins de la sous-région par ce phénomène. Car, si le taux de remplissage est de moitié, au Burkina, Mali, Ghana… chez nous ici, il est famélique. Une vraie catastrophe. Un gros désastre. Aucun remède n’a pas pour le moment été trouvé. Et les clubs continuent de tirer le diable par la queue en matière de taux de fréquentation des stades. Y a-t-il une solution miracle à ce phénomène? Si oui, où la trouver ? Mais peut-être aussi, que la solution pourrait venir du séminaire que le nouveau président de la FIF, Yacine Idriss Diallo a promis, lors de sa campagne, organiser pour faire les « Etats Généraux » du football ivoirien. Mais le temps presse. Il faut agir vite. En attendant, il appartient à la Ligue 1 de trouver une thérapie pour corriger cette tendance au boycott. Fût-elle-même de pis-aller.  Autant dire que l’enjeu est de taille. Aussi bien pour l’organe faîtière que pour sa LPF. A condition, bien entendu, que l’entité organisatrice sorte de l’indolence dans laquelle elle s’est enfermée. De l’immobilisme dans laquelle elle est cloîtrée actuellement. Or, ses premiers quatre pas ne sont guère rassurants. Après tout, la balle est dans le camp de la LPF. Attractivité et compétitivité : deux objectifs qui devraient, plus que jamais, sous-tendre l’action de la LPF. Et lui permettre de rendre son championnat attrayant. Et ses clubs compétitifs. Mais, à la condition, que tous les acteurs soient sur la même longueur d’onde. C’est-à-dire mobilisés pour que le football ivoirien retrouve un nouveau dynamisme. Ainsi que son lustre d’antan. Mais d’ici là, la LPF cherche un pilote à bord. Un seul. Et non pas un entre deux avions.

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