Qui crache en l’air…

Comme si de rien n’était, certains états-majors des candidats déclarés ou supposés sont très actifs sur le terrain. Pendant que la pandémie progresse à la vitesse, grand V, et que le pays est aussi rentré dans le cycle des 1000 cas confirmés, la course au pouvoir ne connaît pas ce « corona-machin ». Dans la même veine, alors que l’Etat n’a pas encore décrété la fin de notre confinement, ni levé d’état d’urgence sanitaire, la bataille pour le fauteuil de Sidy Diallo enflamme les réseaux sociaux. Tandis que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), que les grands scientifiques du globe terrestre peinent à nous trouver, à défaut des vaccins immédiats, des médicaments dont l’efficacité ne souffrirait d’aucune contestation, le football ivoirien, lui, poursuit sa campagne tranquillement. Et sereinement. N’est-ce pas que les états-majors des candidats nous donnent le sentiment d’avoir d’autres chats à…fouetter? Mais passons. Car, chacun, vit son confinement à sa manière. Et puis, après tout, chaque état-major est libre de mener sa pré-campagne ou sa campagne comme bon lui semble. Même s’il est vrai qu’au regard du contexte de l’état d’urgence sanitaire et de la propagation rapide de ce satané virus, faucheur de vie, le bon sens aurait voulu que les différents staffs des candidats jouassent balle à terre. Ceci étant, le mercure de la précampagne ou de la campagne est monté d’un cran la semaine dernière. Si pour le moment, le tandem Idriss Diallo-Malick Tohé fait moins de bruit autour des actions qu’il mène sur le terrain pour séduire ses électeurs, ce n’est cependant pas le cas pour les états-majors des candidats, Sory Diabaté et Didier Drogba. En tous cas, les deux n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Et, à l’instar d’un bolide formule 1, ils ont mis le turbo en espérant faire le plein des voix du collège de 81 électeurs mais aussi de gagner la bataille de l’opinion sportive ivoirienne. A ce jeu, le ralliement du président du Séwé Sports de San Pedro, Eugène Diomandé, à la cause du candidat Didier Drogba, à dire vrai, n’a guère surpris. Et même s’il a fait les choux gras de la toile, toujours est-il que, pour qui connaît le « Magicien », on s’y attendait un peu. Tant il est vrai que ce n’est pas la première fois qu’il se retire de la course. On l’a vu avec Jacques Anouma en 2007. Mais là n’est pas le problème. On sait en effet que le président du Séwé a été suspendu en octobre 2015 pour une durée de 2 ans. N’ayant donc pas été amnistié, il ne pouvait pas être éligible à ce scrutin. Car, les conditions d’éligibilité stipule en l’art.41 al.2 point f ceci : « ne pas avoir encouru dans les 5 ans qui précèdent l’AG élective une sanction en application des statuts, règlements, décisions et directives de la FIFA, de la CAF, de l’UFOA et de la FIF ou tout organisme sportif. » En clair, le président du Séwé n’a pas jeté l’éponge, car n’étant pas éligible. Voilà pourquoi il a jugé utile de se mettre à la disposition de DD. C’est malin. En tout cas, en ces temps de « mercato » pour dirigeants ou animateurs footballistiques, le camp DD n’a pas fait dans la dentelle.  Car, après le « Magicien » les « Drogbaistes »-excusez le néologisme- ont brandi en guise de trophée de guerre, une autre recrue. Il s’agit de Sangaré Mahamadou. Seulement voilà. Comme si, le fait de le présenter en tant qu’ancien joueur de l’Africa Sports, n’aurait pas produit l’effet escompté, sans doute parce qu’il passerait inaperçu, ils se sont donc livrés à une campagne de communication sur leur nouveau « produit ». Du marketing sportif en quelque sorte. Autrement dit, au lieu de le présenter comme un ancien joueur, on lui a collé  l’étiquette d’un  proche de Jacques Anouma. Histoire de mieux faire le buzz sur la toile. N’est-ce pas que c’est malin ! Très astucieux en tout cas. Bien pensé également. Pour le reste, ce fut le train-train habituel. Mais, c’est vrai. La course au pouvoir n’a pas fini de nous livrer tous ses secrets. Aussi, sommes-nous convaincus que le jeu en vaudra la chandelle. Car, au fur et à mesure, que le mercure continuera de grimper, nous devrions nous attendre à  d’autres surprises. D’autres  contes de fée également.  C’est-à-dire, des  renonciations spectaculaires.  Des alliances surprenantes.  Des scénarii  invraisemblables. Mais aussi des reniements foudroyants. Et si aujourd’hui, Jacques Anouma est porté au pinacle par ceux qui le vilipendaient encore hier, il n’y a pas de raison que le plus grand fossoyeur du football ivoirien ne soit pas élevé au rang de grand dignitaire du ballon rond ivoirien. Et par ceux-là même qui le dénigraient hier. Et rien ne dit qu’aujourd’hui, ils ne soient pas en train de regretter leurs propos. Amèrement. Deuxième piqûre de rappel : « A partir d’un certain âge, on doit être sages. Quand on a des responsabilités, on doit être sages (…) C’est regrettable d’avoir de tels comportements et agissements. Les gens nous ramènent en arrière. Le football ivoirien avance sans ceux qui pensaient qu’on ne pouvait pas avancer sans eux. Ceux qui pensaient que tout le football ivoirien devrait se faire autour d’eux, se rendent compte qu’ils sont dépassés. Ils sont seuls. Ils survivent dans le passé. Nous leur demandons de respecter l’institution et les hommes qui la dirigent. » Devinette. Quel est ce dirigeant de club aujourd’hui dépassé ? Moralité ? Qui crache en l’air doit s’attendre… A vous de poursuivre.

 

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