Que la fête commence !

C’est parti ! La fête du football africain peut commencer. Et la chasse aux Lions indomptables du Cameroun est donc ouverte. L’Egypte, septuple champion d’Afrique qui accueille la compétition, ouvrira le bal avec le Zimbabwe, petite nation du football, 109ème au classement FIFA, novice en phase finale de la CAN. Place donc au jeu. Pendant un mois, la compétition reine de la CAF va vampiriser la quasi-totalité des foyers africains, tous les espaces de foot, presque tous les lieux de travail. Ainsi va la Coupe d’Afrique des nations depuis qu’elle a été portée sur les fonts baptismaux en 1956, suivie de la 1ère édition au Soudan en 1957. 62 ans après le lancement de la 1ère phase finale à Khartoum, que de chemin parcouru ! Que d’innovations apportées au fil des éditions pour ne pas que la compétition sombre un peu dans la monotonie ! Que de sacrifices aussi consentis par les joueurs professionnels qui, en dépit des pressions et autres chantages des clubs européens, ont tenu à effectuer le déplacement sur leurs terres africaines pour rehausser l’image et protéger le label de cette phase finale de la CAN ! Oui la gamine d’hier qui faisait ses quatre pattes, avec une compétition à trois, à quatre en 1962, à six à Tunis 63 et à huit à partir de 1968, a beaucoup grandi. De 12 pays à Sénégal 92, le tournoi a atteint sa pleine maturité en Afrique du Sud 1996 en portant fièrement ses 39 piges, marquées également par la réintégration de l’Afrique du Sud après trois décennies d’exclusion pour cause de politique d’apartheid. Le beau jeune homme d’hier a, à présent, pris des rides. Il est même entré dans le troisième âge. Celui des seniors. Dès lors, il ne pouvait pas ne pas faire sa mue. Avec ses 62 piges bien sonnées, voilà donc la CAN entrée dans l’air des temps nouveaux. C’est-à-dire à l’instar de son pendant européen, l’UEFA qui est passée de 16 à 24 équipes, la CAF a, son tour, entériné le passage d’une CAN de 16 à 24 participants. En tout cas, c’est un changement majeur pour ce tournoi, dont la tenue en hiver faisait grincer des dents des clubs européens – notamment en France et en Angleterre – très réticents à laisser partir leurs joueurs en cours de saison. La formule a donc changé. Le calendrier de la compétition itou. Puisqu’elle ne se jouera plus les années paires. Mais impaires. Un constat tout de même. Le départ du Camerounais Issa Hayatou, après 27 ans de règne et l’arrivée du Malgache, Ahmad Ahmad auront entraîné une véritable révolution au sein du football ivoirien. En effet, tout a changé. Car, le nouveau patron du football africain s’est attelé à refermer à jamais la page de son prédécesseur. Il entend ainsi écrire sa propre histoire à la tête de la CAF. Mais le premier défi qu’il devra surtout relever en donnant le coup d’envoi de sa première CAN en tant que président de l’institution continentale du football, sera celui  de l’arbitrage. Car, après le fiasco de la finale retour de la Ligue des champions, interrompue à la suite d’un souci vraisemblablement provoqué par un dysfonctionnement de l’assistance vidéo (VAR), en introduisant cette nouvelle technologie à partir des quarts de finale, elle devra faire en sorte d’éviter que l’image de la compétition ne soit encore ternie. Comme le scandale de Tunis. A cause du VAR. Mais beaucoup plus à cause de la faillite d’un arbitre. En fait, le VAR ne fait qu’aider l’arbitre dans sa décision. Mais il n’est pas l’arbitre. C’est la nuance. Et elle est de taille.

Kambiré Elie

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