Processus bloqué, la FIF veut aller au TAS

C’est une révolte qui ne dit pas son nom. Le football ivoirien commence par se lasser de cette situation de « ni guerre ni paix » dans laquelle il se trouve. Les membres actifs sont aussi fatigués de l’impasse dans laquelle est plongé le processus électoral. Face donc à ce temps mort observé dans le processus, la FIF veut saisir le TAS. Elle ira donc devant la juridiction de Lausanne. Comme ça, la FIFA saura de quel bois elle se chauffe. Et qui a mis l’eau dans la noix de coco. De mon point de vue, l’action est bonne. C’est le seul chemin pour reprendre la main sur un processus qui lui a été arraché. Peut-être pas arbitrairement. Mais c’est parce que la FIFA, elle-même, ne joue pas franc-jeu que son intervention paraît injuste. Car, en même temps qu’elle exige que le processus aille à son terme et que les candidats recalés usent des voies de recours pour contester l’invalidation de leurs dossiers, en même temps elle oblige la FIF à tout arrêter. Sur la base de fausses allégations. En tenant compte des accointances et autres arrangements entre amis au sein de l’Institution mondiale du football. Parce qu’une partie aurait soufflé aux amis de Zurich que le processus aurait été bâclé. Car, la Commission Electorale a été empêchée de mener ses travaux à terme. Et depuis lors, blocage. Les clubs ont repris les entraînements sans que la date de la reprise de la saison n’ait été fixée. Ni le nom du futur président. Le football ivoirien est donc dans l’impasse totale. Le statu quo. D’où la colère sourde qui monte au sein du football ivoirien. Tout le monde commence à en avoir marre. Tout le monde est fatigué de cette humiliation que certains acteurs font subir à notre football. Et tout cela, parce que la FIFA ne veut pas que le football ivoirien puisse choisir un candidat autre que le sien. Raison pour laquelle, elle a décidé de tout arrêter. Et ce tant que ses services n’auront pas mené toutes les investigations nécessaires qui confirmeraient que « son » candidat, a, bel et bien, été écarté arbitrairement du jeu électoral. Ô rage ! ô désespoir ! Est-il en effet, concevable qu’une institution de l’envergure de la FIFA, censée être la gardienne du temple, autrement dit de l’orthodoxie même du football, joue à un tel jeu ? Bien sûr que non. Car, elle ne peut pas formuler des recommandations à la FIF, et en même temps, violer ses propres règles du jeu. Aussi vrai que 1+1=2, aussi vrai que ce rétropédalage de la FIFA ne fait que confirmer une certaine collusion entre l’Instance internationale et l’un des candidats ivoiriens. Etant donné que cette même FIFA ne peut pas en moins de 72 heures dire et se dédire. Puis se contredire. D’autant que dans un premier courrier, c’est elle-même qui avait ordonné à la FIF de ne pas suspendre le processus. Mais de le laisser aller à son terme. Ensuite, c’est encore elle qui est allée à rebrousse-poil de son injonction, en demandant l’arrêt brutal du processus, jusqu’à nouvel ordre. En agissant ainsi, la FIFA ne se comporte plus en juge suprême du processus. Mais plutôt comme l’ange gardien d’un des trois candidats. Et tout d’un faisceau d’indices concordants l’attestent bien. Car, si elle avait voulu ôter tous doutes, tous soupçons dans sa démarche, il aurait fallu qu’elle laissât le processus se dérouler comme il se doit. Quitte à tout remettre en cause après. Or, tout dans son attitude indique qu’elle n’est pas impartiale. Et c’est justement cette posture dérangeante qui commence sérieusement à agacer les Ivoiriens. Et qui les pousse à hurler leur ras-le-bol. L’organe fédéral a donné le ton. Il a été clair dans son courrier adressé à la FIFA, la semaine dernière. A raison d’ailleurs. D’autant que c’est sur la base d’informations qualifiées de « sources diverses » que la FIFA a suspendu le processus. Et puis 2 semaines se sont déjà écoulées, après la décision de la FIFA de mettre en place une commission FIFA-CAF pour entendre individuellement certaines personnes. Jusque-là que dalle ! Pendant ce temps, la campagne continue. Du moins pour certains candidats nantis. Normal puisque tous ne sont pas logés à la même enseigne. Entre un candidat du pouvoir sortant, usant des privilèges et moyens financiers de sa fonction, et un autre qui, lui, sort les moyens de sa poche, la campagne ne peut qu’être déséquilibrée. C’est justement pour cela que le candidat Yacine Idriss Diallo est monté créneau pour interpeller la FIFA. Il urge donc que la FIFA fasse redémarrer le processus. Afin que les candidats parcourent villes et villages. Hameaux et campagnes. Comme l’un d’entre eux le fait. Autrement la bataille sera illégale. Et le match plié avant même de se jouer. Du fait que le candidat du pouvoir part déjà gagnant. Tandis que le candidat d’une partie du peuple et celui du peuple, risquent d’être les dindons de la farce. Par la faute de la…FIFA.

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