Prince Désir Gouano (défenseur d’Amiens): « Pourquoi je veux jouer avec la Côte d’Ivoire »

Défenseur et capitaine d’Amiens (D1 France), Prince Désir Gouano, a fait toutes ses classes avec les sélections jeunes de la France, chez les U18, U19 et U20. Mais aujourd’hui son cœur bat très fort pour les Eléphants de Côte d’Ivoire. Défenseur athlétique, au gabarit impressionnant, Prince Gouano du haut de son mètre 86 pour 78kg, ne cache pas son souhait de retrouver un jour la sélection ivoirienne : « Depuis tout petit, on suit les Eléphants de Côte d’Ivoire. Donc pour moi, c’est un rêve d’enfant que d’évoluer avec la Côte d’Ivoire », nous a-t-il confié dans l’entretien qu’il a accordé.

 

Comment se déroule votre carrière à Amiens ?

La première saison a été difficile mais on n’a pu se maintenir en finissant 13e au classement général et 4e meilleure défense de la Ligue 1. 4 mois après mon arrivée au club, j’ai eu la confiance de mon entraineur et mes coéquipiers qui m’ont désigné capitaine. La saison actuelle, la deuxième, ne se passe pas comme on aurait voulu que ça se passe. Mais on continue de travailler pour avoir des lendemains beaucoup radieux.

 

Quand avez-vous signé exactement dans ce club ?

Je suis arrivé en été 2017 ou j’ai signé un contrat de 4 ans, c’est-à-dire jusqu’en 2021. Amiens me suivait depuis longtemps et c’est quelque chose qui a pesé dans la balance. J’avoue que je ne regrette pas d’être revenu en France pour retrouver la Ligue 1. J’ai eu une opportunité de rentrer en France avec Amiens qui venait de monter en première division, je l’ai donc saisie. Ce choix a été réfléchi avec mon entourage dont mon père en tête. Et voilà que je suis à ma deuxième saison à Amiens.

 

Etes-vous cependant satisfait de votre carrière avec le club d’Amiens SC ?

Oui puisque les dirigeants d’Amiens m’ont fait confiance. Et l’entraîneur Christophe Pelissier me fait confiance puisqu’il m’a titularisé à vingt reprises en vingt-quatre journées. J’avoue que cette confiance m’oblige à me surpasser à chaque match. Pour vous dire que je suis très heureux d’être retourné en France où je dispose de plus de temps de jeu. Après cette aventure à travers l’Europe il fallait que je revienne à la maison. Et je ne le regrette pas.

 

Justement comment se sont effectués vos débuts dans le football ?

En fait, j’ai debuté dans le football à l’âge de 6 ans au centre de formation de football de Paris. Puis j’ai poursuivi cette formation au centre de formation du Havre AC jusqu’à 17 ans. Là-bas, j’ai été le capitaine de la génération Paul Pogba au Havre.

 

Mais pourquoi avez-vous quitté le Havre ?

C’est le club qui m’a vendu à la Juventus en 2011. Et j’ai été transféré à 17ans à la Juve où j’ai signé mon premier contrat en 2011. J’ai aussi fait toutes les équipes de jeunes de France. D’ailleurs, c’est à partir de là que la Juventus m’a repéré. Ça a été une belle expérience pour moi.

 

Pourquoi avez-vous donc quitté la Juve ?

J’étais toujours sous contrat avec la Juventus quand elle a décidé de me prêter à des clubs pour que j’acquière plus d’expérience. Je suis donc passé par le Portugal où j’ai joué la Ligue Europa avec Rio Ave. Ensuite, je suis allé à Bolton en Angleterre où j’ai fait six mois. Après cette aventure, je suis reparti au Portugal à Victoria Guimares.

 

C’est à croire que vous avez été un véritable globe-trotter en Europe ?

C’est vrai. Vivre à l’étranger n’a pas été facile pour moi. Il m’a fallu être fort dans la tête. Et dans les clubs où j’ai joué, il y a des choses qui m’ont plu, d’autres moins, mais je n’ai aucun regret parce que partout où je suis passé, j’ai laissé des bons souvenirs au staff et aux supporters. Après la Juve, j’ai aussi évolué à l’Atalanta Bergame, au Pays-Bas avec le club de RKC Waalwijk, en Angleterre à Bolton, je suis passé en Turquie avant de me retrouver au Portugal.

 

Que retenez-vous de tout ce périple ?

Certaines personnes me demandent parfois si j’ai l’impression de m’être perdu, mais je pense plutôt que j’ai beaucoup appris à l’étranger. J’ai engrangé de l’expérience et ça va me servir pour la suite.

 

Parlons à présent de vos qualités. Qu’est-ce qui fait justement la force de Prince Désir Gouano ?

Ce qui fait ma force, c’est le Seigneur. Quand je monte sur le terrain, je remets tout dans les mains de Dieu. Après, il m’a doté de certaines qualités. Je peux adapter mon jeu, selon la situation qui est en face. Je suis doté d’une belle tête et j’excelle dans la relance. En tout cas, je suis un défenseur athlétique et rigoureux dans le marquage. Mais je préfère vous laisser découvrir mes qualités en suivant les matches d’Amiens. Je suis aussi pressé que les Ivoiriens me découvrent un jour en équipe nationale.

 

Justement avez-vous été contacté par les dirigeants ivoiriens depuis que vous évolué à Amien ?

Non pas pour le moment. Mais j’espère que cela va venir. En tout cas, j’espère que le staff technique des Eléphants me convoquera un jour. La Côte d’Ivoire est mon pays d’origine. Car même si je suis né le 24 décembre 1993 à Paris, toujours est-il que mes parents sont Ivoiriens. Ils sont nés en Côte d’Ivoire. Il est donc important que je puisse défendre les couleurs de la Côte d’Ivoire un jour.

 

Que savez-vous justement des Eléphants puisque vous n’êtes jamais venus à Abidjan ?

Depuis tout petit, on suit les Eléphants. Donc pour moi, c’est un rêve d’enfant que d’évoluer avec la Côte d’Ivoire. Et je serai très heureux de porter un jour le maillot des Eléphants. C’est en tout cas mon ambition. Et l’autre objectif immédiat est de  maintenir l’équipe d’Amiens en Ligue 1.

 

Que pourriez-vous apporter au groupe de Kamara Ibrahim si jamais ce dernier vous sollicitait pour la CAN 2019 en Egypte ?

Si jamais je suis appelé en équipe nationale de Côte d’Ivoire, je pourrais apporter mon expérience et ma rigueur défensive. Je suis un joueur rigoureux dans le travail. J’ai aussi un bon état d’esprit et une joie de vivre qui peuvent être bénéfiques au groupe.

 

Est-ce que le sélectionneur Kamara Ibrahim vous a approché ?

Il ne m’a pas approché directement mais je me souviens que mes dirigeants m’avaient demandé si ça m’intéressait d’évoluer en équipe nationale de Côte d’Ivoire.

 

 

Quelles sont vos relations avec les autres footballeurs ivoiriens qui évoluent en Europe ?

J’en connais seulement deux. Il s’agit de Junior Tallo qui évoluait à l’AS Roma quand j’étais à la Juventus. On s’affrontait souvent. Le second, c’est Konan Ghislain qui est un frère pour moi. On a évolué ensemble à Victoria Guimares. On continue de s’appeler.

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