Peur sur le processus électoral

L’affaire ne sent plus bon. De quoi également tirer dès maintenant sur la sonnette d’alarme. En effet, le Comité de Normalisation est en train de louvoyer avec le processus électoral. Et, curieusement, aucune voix, ni du côté des clubs, ni venant des Groupements d’intérêt ne s’est  levée pour crier haro sur le baudet. Autrement dit, pour dénoncer le report de l’AG Ordinaire. Les clubs, dépositaires du football ivoirien, sont restés motus et bouche cousue. Les candidats itou. Aucune de ces entités n’a pondu le moindre communiqué pour donner leur position sur ce report à la Saint-Glinglin de cette AGO conformément aux Statuts de la FIF. A ce rythme, il faut craindre pour le processus électoral. Autant dire peur sur le scrutin à venir. Car, rien ne dit que d’autres maladresses ne suivront pas. D’autant plus que, jusque-là, concernant la révision des textes, le CN-FIF n’a montré aucun signe, ni posé aucun acte permettant de croire qu’il respectera à la lettre la feuille de route à lui donnée par la FIFA. Car, hormis sa volonté exprimée de boucler le processus électoral en novembre prochain, à l’exception aussi d’un courrier aux membres actifs leur demandant de lui faire des propositions par rapport aux textes, aucun acte significatif n’a été posé dans le sens du respect du calendrier électoral. Que nada ! Et la Normalisation n’a jamais dévoilé le  chronogramme qu’elle a arrêté pour gérer le processus électoral. Une façon non seulement de rassurer l’opinion sportive, quant à sa bonne foi, d’achever au plus tôt le processus électoral, mais aussi de ne pas s’éterniser au pouvoir. Dû au fait d’avantages financiers juteux. Pourtant, cela fait bientôt 7 mois qu’elle est en place. Mais comme visibilité dans le processus électoral rien. Ou très peu. Et voilà que sous prétexte d’irrégularités administratives, le CN-FIF nous dit qu’il ne peut pas organiser l’AGO. Du fait de « La dissolution du Comité Exécutif de la FIF, de ses Commissions permanentes y compris la Commission d’Audit interne. » Et comme second prétexte, l’absence du rapport du Commissaire aux comptes pour l’exercice 2020. Foutaises. Puisque le Commissaire aux comptes n’est pas membre du Comité Exécutif. Il est élu en AG. Et il aurait, sans doute, produit son rapport financier, s’il avait été saisi, comme il se doit, par le CN-FIF. Il n’a quand même pas fuit le pays pour se réfugier à Copacabana, parce qu’il aurait détourné l’argent de la FIF. Mais enfin de qui se moque-t-on? Pourquoi est-ce maintenant à 5 mois de l’AG Elective, selon sa présidente, que le CN-FIF vient de se doter de 9 Commissions et de 2 organes juridictionnels. Et ce, 7 mois après avoir été installé à la tête du football ivoirien. Visiblement, il y a anguille sous roche. Et ça pue la supercherie à mille lieux. Diantre, les irrégularités administratives brandies  pas la transition pour justifier la tenue de cette AGO ne sont tout simplement qu’une fuite en avant de la part du CN-FIF. D’autant plus que le football ivoirien a été placé sous normalisation depuis janvier 2021, quand le Comité de Normalisation a été installé officiellement. Dès lors, tous les organes issus du Comité Exécutif sortant sont suspendus au même titre que la Fédération. Dès cet instant, il lui appartenait de prendre toutes les dispositions nécessaires qui faciliteraient sa gouvernance. Ne le faisant pas, elle a failli. Elle n’a donc pas à rejeter la faute sur les autres. En clair, le CN-FIF savait tout de sa mission. Il connaissait aussi sa feuille de route dans les moindres détails. Et puis, qui nous a nous révélé cette ardoise de plus d’un milliard que l’ex-équipe fédérale lui aurait léguée ? C’est bien la Normalisation. Sinon, sur quelle base a-t-elle formulé toutes ces accusations, si, auparavant elle n’avait pas épluché les comptes de la FIF ? Si tant est qu’il n’avait pas fait l’état des lieux, ni même diligenté un audit. En fait, tout porte à croire que Dao Gabala et son staff ont un agenda caché. Ils n’ont pas l’intention de respecter le calendrier électoral. Mais il ne sera pas étonnant que le bébé que la transition est en train de faire dans le dos des clubs ait la caution de la tutelle. Et le nouveau projet de décret sur le COCAN 2023 élaboré par la tutelle allait dans ce sens. C’est-à-dire maintenir la Normalisation jusqu’en 2023. Fort heureusement, le complot du décret a été éventé. Sinon, quelle idée d’intégrer une transition censée s’achever dans moins 4 mois, dans l’organisation d’une phase finale de CAN prévue dans 2 ans ? Mais le CN-FIF ne perdra rien pour attendre. Car, après tout, le dernier mot revient aux clubs. Aussi, a-t-il beau user de toutes sortes de subterfuge pour ne céder le pouvoir tôt ou tard, il aura des comptes à rendre aux membres actifs. Autrement dit, les clubs, dépositaires du football sauront siffler la fin de la récréation. Au moment opportun, ils taperont du poing sur la table. Parce que la transition aura franchi la ligne rouge. Parce qu’il est certain qu’ils ne tôleront pas un second dérapage. Car, à ce rythme-là, le processus électoral risque de s’enliser. D’être une histoire sans fin. Un serpent de mer. Et ce sera de la faute des membres actifs.

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