Peur sur la ville, danger sur le scrutin

Peur sur la ville, danger sur le scrutin
Le temps est maussade. La météo nous signale de gros dangers. Les autorités ont, du coup, décrété l’alerte rouge. Le coronavirus ou si voulez le COVID-19 a choisi de semer la terreur partout dans le monde. Il frappe à gauche. Il frappe à droite. Le globe terrestre est dans tous ses états. Un vent de panique généralisé s’est emparé des 7,7 milliards d’habitants, selon une estimation de l’Institut National d’Etude Démographique (l’INED) français publié le 1er janvier dernier. Tout porte à croire que la planète terre est entrée dans une troisième guerre, sanitaire, cette fois-ci. Branle-bas total. Partout, les continents se barricadent. Les pays se calfeutrent. L’état d’urgence sanitaire est décrété dans tous les pays. Aussi, à l’instar des autres nations du globe terrestre qui ont arrêté des mesures vigoureuses en vue de freiner la propagation de cette pandémie, la Côte d’Ivoire a-t-elle également fermé à double tour toutes ses disciplines sportives. Le sport ivoirien est, donc, à l’arrêt. Pouvait-il en être autrement, quand on sait que la faîtière mondiale et ses démembrements continentaux ont dû, à leur corps défendant, procéder à un réaménagement de leur calendrier international ? Depuis mardi dernier, l’UEFA a décidé de suspendre la Ligue des Champions et la Ligue Europa. De même que l’Euro 2020 a été repoussé en 2021.Et, comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, sommes-nous heureux de constater que l’Afrique vient de lui emboîter le pas. Puisque la CAF s’est enfin décidée à repousser son CHAN prévu au Cameroun à une autre date. Plus propice. Mais ça c’est pour le côté cour. Car, côté jardin, ce maudit virus, ce fichu bacille invisible et tueur silencieux, a, non seulement quitté « sa » Chine natale, mais
il continue aussi par jouer à saute-mouton entre nos continents. Et voilà que saperlipopette, il a atterri chez nous ici, sur les bords de la lagune Ebrié. Comme s’il était venu mettre du sable dans notre attiéké, le coronavirus a débarqué sur notre terre d’Eburnie en pleine
préparation de l’élection à la tête de la FIF. Mamma mia ! Un vrai coup dur. Car, au moment où nous étions si bien lancés dans notre précampagne pour la succession de Sidy Diallo, pendant que les états-majors des candidats déclarés ou supposés déroulaient leurs
programmes, voilà que cet intrus appelé « Corona-machin » vient gripper la machine, freiner l’élan des postulants sur le terrain. Et à ce rythme-là, à cette allure-là si rien n’est-fait, il est clair que le scrutin est menacé. Prions donc tous les Saints pour que nos savants,
chercheurs, experts sanitaires ou autres virologues nous trouvent rapidement un remède pour neutraliser ce micro-organisme qui, soit dit en passant, a neutralisé la planète terre. Faute de quoi, le football ivoirien ne pourra organiser cette élection, censée se tenir au
plus tard au 30 juin prochain. Rien ne dit, en effet, que l’AG ordinaire fixée au samedi 16 mai prochain et qui procédera également à la mise en place de la nouvelle commission électorale, devrait pouvoir se tenir à la date indiquée. Car, au regard de l’évolution de
cette pandémie et de son corollaire de mesures restrictives, c’est hypothétique. Au demeurant, à moins d’un miracle, il faudra bien que le football ivoirien se prépare à un report du scrutin. Tant tous les ingrédients sont réunis pour ça. Conclusion ? Il y a, bel et bien, peur sur la ville du fait du coronavirus. Il y a également bel et bien
danger sur l’organisation des élections à la tête de la FIF à cause de cette pandémie. Ceci étant, et comme nous n’en sommes pas encore là, la campagne, du moins la précampagne, bat son plein. Sous le boisseau. Les alliances se tissent. Et se défont. Même, les plus
invraisemblables. Les plus improbables. Car, qu’est-ce qui peut bien justifier que le camp fédéral fasse une cour assidue à un supposé candidat qu’il avait pourtant chassé de son COMEX comme un mal-propre ? Et quasiment banni en son temps ? Comme si subitement,
ce même Malick Tohé était devenu un faiseur de roi, il fait aujourd’hui l’objet de toutes les attentions particulières. Qui l’eût cru ? Oh honte ! Oh honte ! Pour sûr, ça chauffe dans les casseroles. Mais au-delà, ce qui choque et paraît même invraisemblable dans cette partie de
poker menteur, c’est non seulement le manque de visibilité et de lisibilité dans le jeu du GX, mais c’est aussi la posture suspecte de certains de ses membres. En effet, que cette coalition ne puisse pas dégager en son sein un candidat qui fasse consensus, mais qu’elle
milite plutôt pour un autre cheval venu de la planète « porté disparu pendant 8 ans », il y a là, quelque chose de sportivement incorrecte. D’où la présence des chevaux de Troie en son sein. Ainsi va, le foot ivoirien et ses contradictions. Ses trahisons itou.

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