Peur panique pour un audit

Si ce n’est pas une peur panique, c’est au moins le sauve-qui-peut. En tout cas, depuis que le Comité de Normalisation s’est installé à l’avenue 1, dans la « maison de verre », la sérénité a foutu le camp dans le camp-excusez le jeu de mots- des anciens dirigeants fédéraux. En effet, dès qu’il a pris possession des dossiers dans les mains de Sam Etiassé, l’ex-DEX de la FIF, pour faire l’état des lieux, c’est le branle-bas. Général. Et dès qu’il a aussi annoncé un audit sur les comptes de la FIF, c’est la frousse. Totale. Chez les ex-gestionnaires. Voilà donc le CN-FIF subitement devenu la cible de toutes sortes de critiques. Des plus farfelues aux plus amusantes. Il ne se passe donc plus un seul jour, sans que les thuriféraires des ex-locataires de la « maison de verre », ne se mettent à ruer dans les brancards. Et ne déversent, au passage, leurs billevesées, sur dame Dao Gabala et son équipe. Histoire sans doute de les intimider pour qu’elles abandonnent l’audit. C’est peine perdue. Et un coup d’épée dans l’eau. Les bons chefs d’entreprises vous le diront. L’audit est nécessaire pour entamer toutes missions de restructuration d’une entreprise en faillite. Ou  proche d’un dépôt de bilan. Et la FIF est en faillite. Puisque les caisses sont vides. Ou quasiment vides.  Ceci étant, il serait intéressant que tout le monde se pose la bonne question. Car, le problème ici, n’est pas de savoir pourquoi le CN-FIF tient à auditer la FIF. Mais, plus tôt qui a peu d’un audit. Et subsidiairement, pourquoi, l’ancienne équipe fédérale s’est-elle toujours opposée à un audit d’un cabinet indépendant? Pour sûr, il y a quelque chose de louche, de bizarre et de suspect, dans son attitude. Car, à chaque fois qu’on veut l’auditer, elle n’hésite pas à déterrer la hache de guerre. Il y a deux ans, le Cabinet d’audit international,  PwC, dépêché par la FIFA pour auditer les comptes de la FIF, n’a pu accomplir sa mission. Les ex-dirigeants fédéraux ont bouclé à double tour tous les coffres forts. Et ils ont jeté les clés dans la lagune Ebrié. Prétextant que la FIFA n’avait pas le droit de regarder dans ses comptes. D’autant plus que ce n’était pas son argent. Elle ne pouvait que lui demander des comptes sur les fonds issus de son programme Forward de la FIFA. Pas plus. En revanche la façon dont ils gèrent l’argent que l’Etat ivoirien met à leur disposition n’est pas son affaire. Après donc qu’ils se soient fracassés le nez, les auditeurs de la FIFA sont retournés à Lausanne. Les mains vides. Et l’affaire est restée comme çà. Sans suite. Alors question. Que cherchent à cacher ces anciens gérants de notre football ? Pourquoi sont-ils si frileux quand il s’agit d’auditer leur gestion ? Qu’est-ce qui les pousse à monter les grands chevaux, à prendre la mouche quand on leur exige des comptes ? Et pourtant, de nombreuses accusations ont été portées sur la gestion de l’équipe dirigeante sortante. Notamment la disparition de 2 milliards de ses caisses.  Malversations, gabegie, opacité…Bref, tout a été dit sur la  gouvernance des ex-gestionnaires de la FIF. Mais elle a toujours claironné dans les AG que ses comptes étaient « clean ». Sa gestion était irréprochable. Qu’elle était même l’une des meilleurs élèves de « Bretton Woods ». Brandissant à chacune de ses AG, le quitus des clubs pour rabattre le caquet à ses détracteurs. Dès lors qu’on se vante d’être l’apôtre de la bonne gouvernance, pourquoi crier alors au loup, lorsque la Normalisation tient à fourrer ses « narines » dans les comptes ? A toutes fins utiles, il est bon de rappeler à la gouverne des uns et des autres que le CN-FIF n’est pas venu gérer le football ivoirien en dehors des Statuts de la FIF. Et la FIFA a défini son champ de compétence en lui fixant trois tâches principales : « gérer les affaires courantes de la FIF, réviser partiellement les statuts et le code électoral de la FIF (lorsque nécessaire dans le contexte des élections) afin de garantir leur conformité avec les statuts et les exigences de la FIFA, et veiller à leur adoption par l’assemblée générale de la FIF, réviser les statuts de certaines parties prenantes ; et en dernier lieu, agir en qualité de commission électorale pour l’organisation de l’élection d’un nouveau Comité Exécutif de la FIF sur la base des statuts et du code électoral révisés». Le mandat du CN-FIF est donc clair. Il ne s’agit donc ni de faire la chasse à Pierre, ni à Paul. Mais, il ne peut non plus pas s’accoquiner avec ceux qui l’ont vilipendé. Et qui ont dit qu’il était un danger pour le foot ivoirien. Après tout, quand on a un contrat à durée déterminée CDD). Et qu’on n’a pas pris soin de le faire renouveler par son employeur, pourquoi ne pas s’en prendre à soi-même plutôt qu’à Dao Gabala ? Ne dit-on pas que « nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude »? De toutes façons, le tribunal du travail va trancher. En attendant, peu importent les jérémiades des anti-normalisations. S’en fout aussi des jacasseries des éternels grognons. Le CN-FIF est la tâche. C’est l’essentiel. Et qu’il fasse son boulot.  Dans les délais.

 

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