Ni pro, ni contre Sory. Pro Eléction


D’entrée, mettons les points les « I ». Jamais, nous n’avons fait l’apologie de l’impunité. Ni écrit que nous étions contre l’audit. En revanche, nous ne le nions pas, nous avons, une fois, fait un plaidoyer pro domo, pour la tenue des élections, sans forcément solder les comptes du passé. Fort heureusement, nous avons su rectifier le tir. Car une telle option ferait passer par pertes et profits toute cette gabegie. C’était aussi accorder une prime à l’impunité. Or, le foot ivoirien ne pouvait pas repartir sur de nouveaux rails, ni retrouver une attractivité économique et une compétitivité sans qu’il n’ait soldé les comptes du passé. Que le CN-FIF décide donc de passer par la case audit pour attraper les « grilleurs » d’arachide, de les conduire à la guillotine et de leur couper la tête sur la place publique, ce ne sont pas nos oignons. D’ailleurs, il n’est pas de notre vocation de jouer à l’avocat du diable. Ni de prendre parti pour tel camp ou pour tel autre. Il convient donc de lever les équivoques. Car, le débat ici, c’est ce prétendu rapport final d’audit ou note de synthèse qui a circulé sur la toile durant au moins 72 jours. Sans que le CONOR ne lève le petit doigt dans la foulée. Et 3 ou 4 jours après un démenti tardif est publié. Ceci étant, dans les deux articles que nous avons publiés dans notre édition du mardi 14 et mercredi 15 décembre dernier, dont le titre était : « controverse autour d’un rapport d’audit à charge », nous n’avons ni accusé Pierre, ni pris parti pour Pierre. Nous n’avons fait que poser la problématique de l’authenticité de ce supposé rapport final. Dont un quidam très intelligent a su tirer quelques passages pour en faire une note synthèse. Et la balancer sur la place publique. Il ne s’agissait donc pas de savoir qui a balancé ce document… Mais est-ce que c’est le bon rapport ? C’est-à-dire celui du cabinet Ernst &Young ? Et a-t-il respecté la méthodologie exigée dans le traitement de ce genre de dossier ? Qu’il ait donc été balancé par le CN-FIF ou pas, là n’est pas le problème. De même qu’il soit sorti des officines du camp Sory dans le but de salir la Normalisation, aucune hypothèse n’est à écarter. Qu’on l’ait aussi attribué aux gens du candidat Idriss Diallo, tout est possible. Mais pour nous, le plus important était l’authenticité de cette note de synthèse issue du rapport final d’audit. Et le cinglant démenti du CN-FIF, tombé dans l’après-midi du mardi 14 décembre, juste après la parution de notre article, pour dire que le prétendu rapport n’était pas authentique, s’il ne nous a pas donné raison, il ne nous a non plus pas donné tort. D’ailleurs qu’est-ce qui prouve que ce rétropédalage du CONOR ne s’est pas fait non plus sous la pression du cabinet EY. Car, pendant plus de 72 heures, ce prétendu rapport a circulé sous la toile, sans aucune réaction de la présidente Dao Gabala. Or, on sait de source crédible, que l’une des parties mises en cause dans cet audit, n’est pas allée avec le dos de la cuillère pour protester contre le contenu de ce rapport. Deux courriers ont été respectivement adressés au CN-FIF et à E&Y à cet effet. Et même que le ministère des Sports aurait été saisi du dossier. D’où ce démenti du CONOR, pour arrondir les angles et éviter une guerre ouverte entre certains mis en cause dans le rapport et le cabinet E&Y. Mais s’agit-il vraiment d’un faux rapport ? Si oui, alors pourquoi le CN-FIF publie un simple démenti, au lieu d’ester en justice les faussaires ? D’autant que rien n’empêche Dao Gabala de porter plainte contre X pour que la justice recherche les auteurs de ce délit. Et les enquêteurs de la DITT (Direction de l’Information et des Traces Technologiques) sont suffisamment outillés pour mettre le grappin sur ces présumés faussaires. Seulement voilà. Jusque-là, aucune plainte n’a été portée contre X. Du moins pas à notre connaissance. Ce qui suppose que cette prétendue note de synthèse peut ne pas être du faux. D’autant plus que tous les 4 points saillants contenus dans ledit faux rapport avaient déjà fait l’objet d’une communication, dans la conférence de presse qu’elle a tenue le 24 novembre dernier. Notamment le car-régie, le contrat JM Guillou, les stocks et le décaissement d’une forte somme non autorisée… Comme quoi, nous ne sommes ni pour ni contre Sory Diabaté. Mais, nous sommes obsédés par une sortie de crise rapide par la voie des urnes. Et c’est l’échec du processus électoral qui a entrainé la mise sous tutelle de la FIF. Et la FIFA l’a relevé dans son courrier du 24 décembre 2020 : « Au vu de l’échec total des mesures mises en œuvres jusqu’à présent et du manque de volonté ou de capacité évident des instances dirigeantes du football ivoirien pour mener à bien une procédure électorale (…), compte tenu des contradictions et des lacunes contenues dans les statuts de la FIF, et étant donné que le mandat de l’Exécutif a déjà pris fin, le bureau a décidé de nommer un Comité de Normalisation pour la FIF (…) » Voilà qui est clair. Mais il serait bien que les sachants sortis des Grandes Ecoles des Finances, éclairent notre lanterne, sur ces histoires de lease-back. Et d’audit. Qu’ils ouvrent le débat en tenant un point de presse à ce sujet. Nous leur en saurons gré. Le foot ivoirien aussi. Cela évitera que chacun dise n’importe quoi. N’est-ce pas les sachants…
Kambiré Elie

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