Mahama Coulibaly (Pdt FIBB):«Tous les joueurs sont prêts à venir »

La Côte d’Ivoire s’apprête à organiser la 2e fenêtre des Eliminatoires de la Coupe du monde 2023. A quelques semaines de cet évènement, le président de la Fédération, Mahama Coulibaly évoque des difficultés au niveau financier.

Nous sommes à quelques semaines  de la 2e fenêtre des Eliminatoires du mondial 2023.  Comment se déroulent les préparatifs ?

La préparation se déroule bien. En collaboration avec la DTN, nous sommes en train de finaliser la liste des joueurs. A  partir du 15 juin,  nous allons commencer la préparation. Nous avons déjà mis en place le comité d’organisation. Tous les joueurs sont prêts à venir. Nous sommes donc sereins.

L’organisation d’un tel évènement demande beaucoup de moyens. Avez-vous déjà le financement ?

Le financement n’est jamais assez.  Vous savez d’où nous venons. Nous avons eu un soutien à minima du ministère des Sports. Nous travaillons d’arrache-pied avec la tutelle pour que cette fenêtre se passe bien. Mais, c’est un peu difficile parce que nous traînons un passif   de  l’Afrobasket 2021.  Le comité directeur a dû prendre sur lui-même l’achat des  billets d’avion des joueurs pour cette compétition en 2021. C’est   près de 182 millions FCFA que la Fédé a déboursée.

Vous n’avez pas été encore remboursé ?

Malgré nos correspondances, nous n’avons pas encore été remboursés. Le ministère et les autorités nous ont fait des promesses et on attend toujours. Mais, cette dette nous met en difficulté au niveau financière. Ce qui met en faillite la mise en œuvre de la politique fédérale. 

Malgré ces difficultés  quel sera l’objectif pour cette 2e fenêtre ?

Nous voulons gagner les 3 matchs pour nous  rapprocher du Mondial 2023. C’est pour cela qu’on a l’ambition  d’organiser même deux fenêtres.  Certainement, après la deuxième  nous allons postuler pour celle d’août. Il est important que la Côte d’Ivoire soit à la Coupe du monde. Même si les moyens attendus sont très loin de certaines fédérations.

C’est-à-dire ?

Ce qu’on promet est moins de 10%. Il y a des pays qui ont déjà bouclés leur budget et qu’on nous demande d’aller chercher des moyens additionnels. Mais, nous continuons  de convaincre les autorités d’investir dans le basket-ball afin que la Côte d’Ivoire soit à la Coupe du monde. J’espère qu’on sera attendu.

Vous venez d’installer la 10e ligue dans le Zanzan. Quel sens donnez-vous  à cela ?

C’est la matérialisation de notre politique de décentralisation du basket-ball. C’était une promesse de campagne et on ne veut pas que ce soit des paroles en l’air. On veut faire des actions concrètes pour que durablement on parvienne à développer le basket à l’intérieur du pays. Le Zanzan c’est chez moi. Cette a souvent été absente dans le développement du basket-ball. En tant que président de la fédération il était important d’aider ma région pour le développement du basket.

Quel objectif comptez-vous atteindre avec  la région du Zanzan ?

Notre objectif est de permettre aux lycées et collèges  de plus de 2000 jeunes d’avoir un terrain de basket. Nous voulons aussi que les  compétitions inter-écoles reprennent et  que la  région participe aux interligues. Nous voulons surtout qu’une équipe puisse sortir pour participer au championnat national afin que le public du basket soit décentralisé. Nous envisageons créer une salle couverte dans la zone afin de voir des  talents évoluer au niveau international.

Ne visez-vous pas à terme un championnat national sur toute l’étendue du territoire?

C’est possible. C’est un travail sur la durée. Nous voulons semer pour que d’autres puissent bénéficier. Je pense que ça va se réaliser si nous arrivons à installer les ligues sur toute l’étendue du territoire. Et que les personnes qui ont charge de mettre en œuvre la politique fédérale font leur travail. Je vous assure que ce sera une réalité parce qu’il y a de l’engouement.

Comment évaluez-vous le travail qui est fait dans les autres ligues déjà installées ?

N’ignorez pas qu’on vient de loin. Il y a eu huit ans de disette donc pour que les réflexes arrivent il faut un suivi. Mais, les résultats sont assez probants. Yamoussoukro a un championnat dynamique, Gagnoa reçoit toutes les compétitions de basket-ball, Korhogo est en train d’y travailler. Ce que la Fédération va donner un coup d’accélérateur à toutes ces ligues dans la mise en œuvre de la politique fédérale.

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