Mahama Coulibaly: “Faire du basket la discipline la plus attractive”

Après la brillante participation de la Côte d’Ivoire à l’Afrobasket 2021, Mahama Coulibaly dresse le bilan de la Côte d’Ivoire. Le patron du basket-ball ivoirien pense que cette discipline a pris une nouvelle dimension et  entend travailler pour maintenir le cap.

Quel bilan dressez-vous des deux Afrobasket auxquelles la Côte d’Ivoire vient de  participer ?

Je pense qu’on peut être satisfait du bilan de ces deux compétitions. On ne s’attendait pas à cet engouement populaire. Parce qu’au départ, on partait pour être  parmi les quatre meilleurs. Même si on n’a pas pu remporter le trophée qui était notre objectif secret, on peut être fier de notre parcours. Et surtout de l’intérêt populaire et du soutien de toute la nation.

Il y a eu aussi les Dames qui ont donné satisfaction…

Au niveau des Dames, on était très réalistes. On s’était fixés comme objectif les quarts de finale. Et puis l’appétit venant en mangeant, on a pu terminer 7e. Ce qui n’est pas rien. Pour la première fois en compétition officielle, on a la meilleure tri-pointeuse avec une génération en pleine mutation. Cela obéit à notre plan de développement de la filière féminine. Et ça donne de bons espoirs pour l’avenir.

Vous êtes partis pratiquement sans grands moyens. Quel a été le discours que vous avez tenus pour avoir ces résultats satisfaits?

On n’a pas tenus de discours particulier. On a été francs, honnêtes et réalistes par rapport à ce qu’on pouvait faire. Le discours était celui de la cohésion, de la rigueur, de la discipline et surtout de la défense des valeurs ivoiriennes. Il fallait vraiment que chacun fasse sa part du travail. Je pense que le discours a été bien compris.

Au sortir de ces deux Afrobasket, peut-on dire que le basket ivoirien a fondamentalement pris une autre dimension?

Vu de  l’extérieur l’on peut se rendre compte que quelque chose s’est passée. Une chose est sûre, depuis notre retour on constate que le basket-ball est redevenu un sport populaire. C’est devenu un centre d’intérêt pour la population. Donc, on ne  peut qu’être heureux et fiers. L’objectif était de permettre au basket d’apporter des  valeurs à la jeunesse.

Que faut-il faire maintenant  pour  maintenir la flamme?

Il faut continuer notre plan de professionnalisation et de développement de la discipline. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons une meilleure  organisation et une direction technique bien étoffée. Déjà on a l’Assemblée Générale Ordinaire le 23 octobre pour valider notre plan de développement.  La DTN va travailler aussi avec tous les acteurs  afin que tout le monde regarde dans la même direction. Et garde  le même dynamisme.  Il nous faut vraiment nous mettre au travail. On va tout planifier pour maintenir ce cap.

Allez-vous continuer avec la même équipe qui a permis à la Côte d’Ivoire de finir vice-championne chez Hommes ?

Logiquement, il ne va pas y  avoir trop de bouleversements. Quand on se rend compte de la qualité du travail qui a été fait, on ne peut continuer avec la même équipe. Il y a des ajustements à faire avec la direction technique. Mais pour moi, il faut garder ce groupe parce qu’il y a  une belle dynamique.

Il y a les Éliminatoires du Mondial qui arrivent en novembre. Est-ce qu’on peut s’attendre à une candidature de la Côte d’Ivoire pour abriter les compétitions de sa poule?

Je confirme que la Côte d’Ivoire est candidate. Nous sommes en train de nous accorder les conditions de FIBA Afrique. On est vice-champions d’Afrique et  on veut aller au Mondial. Et ce sera une bonne opportunité pour l’ensemble des Ivoiriens qu’on organise la première fenêtre en Côte d’Ivoire en accord avec FIBA.

Abriter ces Éliminatoires constitue-t-il un avantage ?

Bien sûr ! Cela va  nous donner beaucoup de chances de nous qualifier. On est vraiment demandeurs de ces Éliminatoires. J’espère de ce fait que les autorités politiques sportives nous accompagneront afin de maintenir la flamme du sport et du basket-ball en Côte d’Ivoire.

Quel est le budget pour l’organisation de ces Eliminatoires ?

Nous avons la volonté d’organiser. Nous allons nous approcher de notre tutelle pour manifester cette volonté. Je pense que c’est avec elle  qu’on va définir les choses. La FIBB est tributaire du ministère des Sports et de l’Etat de Côte d’Ivoire. Ensemble, nous allons définir le plan de développement et d’organisation des grands événements.

Quel sera l’objectif pour les Éliminatoires?

Évidemment. C’est de gagner tous nos matchs. Et nous qualifier pour le Mondial 2023. Cela permet une vraie adhésion du public.

N’avez-vous pas d’appréhensions par rapport au groupe des Éléphants où l’on retrouve l’Angola et la Centrafrique?

L’équipe de Côte d’Ivoire n’a pas d’appréhension. La qualification va se jouer sur le terrain. Certes on ne va pas à une compétition avec la certitude de gagner tout le monde. Mais on se donne les chances de gagner. Il faut travailler avec humilité pour gagner nos matchs. Ce n’est pas parce qu’on est vice-champions qu’on va penser qu’on est les plus forts d’Afrique. Il faut travailler dans les conditions favorables pour maintenir notre rang sur la durée.

Abordons le chapitre des compétitions locales. Le championnat s’est arrêté depuis le mois de juin. Peut-on avoir une date précise pour la reprise?

On ne pourra pas vous donner la réponse à cette question. Parce nous avons l’Assemblée Générale Ordinaire dans quelques jours. C’est au cours de cette AGO que nous allons définir avec l’ensemble des acteurs de la date.

Est-ce qu’il aura d’autres innovations pour la saison à venir?

S’il y a innovation ça sera le programme du basket en entreprise que nous n’avons pas pu faire la saison dernière. On va relancer cela. On prévoit aussi le concept de basket-tourisme pour des vétérans afin de faire le tour de la Côte d’Ivoire. Il s’agira aussi de réactiver le basket 3×3. Il faut que la Fédération soit capable d’offrir un  basket-ball multiforme au public.

Qu’en est-il du championnat des Jeunes ?

On n’aura pas forcément des innovations. Mais on essayera de redynamiser le championnat national  afin de fidéliser le public. On va créer de l’engouement pour captiver le public. On souhaite que les jeunes issus des interligues  puissent participer aux phases finales à Abidjan. On réserve de belles surprises au public. On fera en sorte que le basket soit la première discipline la plus attractive de notre pays.

A mi-mandat de votre mandat, peut-on  dire qu’avec Mahama Coulibaly le basket ivoirien a changé de dimension?

Je regarde mon programme et je suis agréable surpris de l’intérêt que les Ivoiriens ont pour le basket aujourd’hui. Je ne vais pas faire la fine bouche et je ne vais pas non plus m’endormir pour dire que tout est bon. Nous avons été élus pour quatre ans. Il faut continuer le travail pour maintenir le basket à un certain niveau de développement. On veut  faire en sorte que le basket soit la meilleure discipline en Côte d’Ivoire. On est sur la voie. Mais on n’a pas fini de réaliser nos objectifs. Il y a beaucoup à faire et donc ce n’est pas le moment de faire le bilan. Je vous invite à nous surveiller sur notre feuille de route, c’est ce qui nous permettra de nous améliorer.

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