L’heure du sursaut national a sonné

Le vin est tiré. Mais, cette fois-ci, il ne boira pas. Car, l’heure est grave. Le football ivoirien est à l’arrêt. Le processus électoral bloqué. Le temps du sursaut a donc sonné. Le moment est arrivé pour que les membres actifs montent au créneau. Car, l’heure a sonné pour qu’ils ne soient plus de simples spectateurs d’un processus qui leur échappe. Ils devront prendre leur destin en main. C’est-à-dire qu’ils  doivent s’approprier le processus électoral pour qu’il ne soit plus l’otage de forces centrifuges aux intérêts inavoués. En un mot comme en cent, le temps est venu pour que la famille du football ivoirien fasse une union sacrée pour obliger la FIFA à laisser le processus aller à son terme. Qu’ils soient membres actifs ou candidats au prochain scrutin, l’heure n’est plus à la déchirure. Ni aux récriminations. Encore moins à la tergiversation. En d’autres termes, le football ivoirien doit tourner le dos aux petits calculs mesquins pour se consacrer à son avenir. Devant le danger d’une élection bâclée, face à la menace de la mise en place d’un Comité de Normalisation, l’heure de la mobilisation a sonné. Le temps du sursaut national itou. D’autant plus que le danger est là. Visible. Et perceptible. Car, les interruptions intempestives du processus électoral risquent de compromettre la tenue de l’AG Elective d’ici le mois prochain. Car, pendant que les autres championnats sont en mode reprise, le football ivoirien, lui, se cherche un président de Fédération. Par la faute d’une FIFA à la démarche suspecte depuis qu’elle s’est invitée dans le débat. Elle a interrompu le processus contre toute attente, après avoir pourtant ordonné que les travaux de la CE aillent jusqu’à leur terme. Et pour cela, elle a même désavoué la FIF. Mais non, sans avoir, au titre de ses recommandations, fixé de nouvelles règles du jeu au sein de ladite Commission, signatures et votes des membres, et rappelé aux candidats recalés d’épuiser d’abord toutes les voies de recours. Sauf que moins d’une semaine après, juste au moment où la Commission a achevé ses délibérations qu’une autre sommation tombe. Interruption du processus. Et, sur la base de la rumeur, la FIFA dénonce certaines irrégularités. Elle décide donc de soumettre les acteurs du processus à une séance d’explication par le biais d’une visioconférence. Mais jusque-là rien. Du coup le processus est au point mort. Deux mois après l’AG Ordinaire du 4 juillet, rien n’a bougé d’un iota. Et le ballon ne roule plus dans les stades. Or, les compétitions internationales approchent à grands pas. Les compétitions domestiques sont dans l’expectative. Autant dire que le sport-roi ivoirien dans le trou. Dans le néant. Et qui peut sauver le processus si ce ne sont les clubs ? Voilà pourquoi la balle est dans leur camp. Il leur appartient de prendre leurs responsabilités. Et cela passe par la convocation d’une AG Extraordinaire. Car, l’art.36 al.2 des statuts de la FIF leur donne ce droit. Ils devront saisir la balle au bond. En cela, les deux états-majors, Sory Diabaté et Yacine Idriss Diallo, ne devraient ni faire l’économie d’une concertation. Ni d’un dialogue franc afin de parvenir à une sorte de gentlemen’s agreement. Histoire  d’envoyer un signal fort à l’instance internationale pour qu’elle laisse le processus électoral aller à son terme. Non seulement pour le respect des textes statutaires, mais aussi au regard des échéances sportives à venir. Et si tel n’est pas le cas, elle aura commis une vraie forfaiture. En ce sens qu’il s’agirait d’une violation grave des textes statutaires et d’une atteinte à l’intégrité du football. Et une prime à la mal gouvernance. Ceci étant, Drogba a finalement décidé d’aller devant la Commission de Recours. Vrai rétropédalage. Mais tant mieux. Mais pourquoi cette volte-face ? Nul ne le sait. Si, lui, le sait. Mais si, après avoir tiré à hué et à dia, sur cet organe électoral, le traitant de « Camarilla », ne représentant pas la vraie « CE », l’état-major du candidat DD décide de ne plus aller directement à la FIFA, sans passer par la Commission de Recours, de deux choses l’une : ou bien il s’est rendu compte qu’il aura commis une véritable bourde, ou bien ce sont ses soutiens de là-haut qui lui ont conseillé de passer devant cette deuxième juridiction pour que son action aboutisse auprès de la FIFA. Quoi qu’il en soit, c’est un virage à 100 degrés que le camp DD a fait. D’autant plus qu’il avait prononcé une diatribe d’une violence  inouïe contre la CE, juste après le verdict qui a recalé l’icône nationale. Mais, il s’agit-là d’une faute grave que l’état-major de DD pourrait payer très cher à la fin du processus. Pour sûr, la fin du film n’est pas pour maintenant. Car, chaque jour qui passe, le processus électoral devient un feuilleton à multiple rebondissements. Un vrai serpent de mer. Un dragon à multiple têtes. Mais là où les choses en sont aujourd’hui, il appartient aux clubs de décider. La suite du processus est dans leurs mains. Pas ailleurs.

 

 

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