Droit au but: Le serpent n’est pas encore mort…

Le coronavirus n’est plus à nos portes. Il s’est installé dans nos maisons. Il est là, invisible. Il nous mène la vie dure. La planète terre est en danger. Elle ne vit plus. Elle survit plutôt. Depuis que ce « corona-machin » a fait irruption par effraction dans notre quotidien, nous sommes à sa merci. Comme des morts en sursis. Tous les pays ont décrété l’état d’urgence sanitaire. Adieu veau, vache, cochon, couvée. Car, tous nos rêves de médailles aux prochains JO de Tokyo de juin 2020 se sont envolés. Toutes nos ambitions pour  le Trophée,  Ligue des Champions UEFA et CAF sont mises en veilleuse. La lutte pour le titre national stoppée. Bref, tout est « gnangami *». Et notre objectif d’être le nouveau calife du foot ivoirien a fondu comme beurre au soleil. Du moins pour le moment. Mais, certainement pas à la Saint-Glinglin. Espérons-le. Enfin. De toute façon remettons-nous au Créateur. Ceci étant, en attendant que la science, à défaut de neutraliser ce satané virus, ne le boute hors de la planète terre, prions Dieu. Prosternons-nous aussi devant Allah. Sollicitons également tous les Saints et autres prophètes éclairés pour qu’ils volent à notre secours. Pour que le bien prenne le dessus sur le mal. Et, qu’il triomphe de cette pandémie.  Mais, entre nous, ce n’est pas parce que ce « corona-machin » nous fout la trouille que nous ne vaquerons pas à nos occupations. Certes, pas tranquillement comme si de rien n’était. Mais, au moins sereinement. Justement, au moment où le globe terrestre a décrété l’état d’urgence sanitaire, que toutes les disciplines sportives sont suspendues et que les compétitions nationales sont en veilleuses, ne devrons-nous pas ouvrir la réflexion sur la poursuite ou l’arrêt des championnats de Ligue 1 et 2 ainsi que la D3 ? Car, au regard de l’ampleur de cette pandémie, et comme on ne sait pas, jusqu’à quand la science trouvera un remède, la question de l’avenir de nos compétitions domestiques se pose avec acuité. Et tôt ou tard, le football ivoirien devra bien mener ce qui apparaît comme un débat de fond. Car, bon an mal an, cette crise sanitaire est en train de se transformer sous nos yeux hagards et impuissants, en une grave conjoncture économique. D’où la nécessité de trouver un mécanisme pour sortir de cette impasse économique et sportive. Quoi qu’il en soit, il appartient aux principaux acteurs d’imaginer ou de trouver la formule idéale pour l’attribution du titre, pour la montée et la descente. Belle équation en tout cas. Pour sûr, le débat est ouvert. Mais, en attendant, contre vents et marées, la campagne ou la précampagne, c’est selon, se déroule au rythme de deux poids deux mesures sur le terrain. En ce sens que tous les postulants ne sont pas logés à la même enseigne. Il aurait été plus juste, qu’à partir du moment où le 1er vice-président de la FIF, de surcroît président de la Ligue Pro, Sory Diabaté s’est déclaré candidat, qu’il démissionna de son poste, pour lutter d’égal à égal avec les autres concurrents. Pour une question de justice, d’équité et de transparence. Mais, aussi au nom de la morale, de l’éthique et de la déontologie sportive. Car, pendant que les autres candidats battent le pavé avec leurs propres moyens, humains et financiers, est-il moralement acceptable que, lui, continue d’user des privilèges et des avantages de sa fonction pour séduire ou exercer une sorte de chantage sur les dirigeants de clubs, par le biais  de cette fiche d’engagement en vue de soutenir sa candidature ? Ce n’est pas juste. C’est même immoral. Et amoral. Qu’on ne s’y trompe pas. En sa double qualité de N°2 de la FIF, ensuite de N°1 de la LFP, c’est un peu comme Sory Diabaté avait droit « de vie » et de « mort » sur les Grands électeurs que sont les membres actifs de la FIF. Faire signer un tel document aux clubs relève d’un cas flagrant d’achat de conscience. Et c’est grave. La méthode utilisée survient justement à un moment crucial de la saison. C’est-à-dire au moment où les compétitions domestiques abordent leurs derniers virages. Et, n’eût été ce « corona-machin » qui a poussé l’Etat ivoirien à faire comme les autres pays, c’est-à-dire à suspendre tous les championnats, rien ne dit que ce document n’aurait influencé les résultats des matches des différents championnats. Que ce soit dans la bataille pour le titre comme pour la relégation. Vu donc sous cet angle, il est tout à fait inadmissible qu’une telle fiche puisse circuler, non plus sous le boisseau, mais, au vu et au su de tout le monde, sans que cela n’émeuve personne. Etant donné que, jusque-là, parmi tous les autres candidats, aucun n’a émis la plus petite critique. De même qu’aucun dirigeant n’a encore dénoncé cette grave violation des règles du jeu. Et ni la tutelle, ni même le CNO n’ont osé élever une vive protestation devant un si gros scandale. Encore moins de le condamner fermement. Mais, le plus troublant, reste le silence du GX. En tout cas,  si elle continue de rester bouche B devant un acte aussi grave que ce chantage exercé sur les clubs, cela signifie qu’elle aura renié son combat d’hier. Celui de l’instauration d’un ordre footballistique nouveau. Or le serpent n’est pas encore mort, pour paraphraser un politicien de chez nous. Vous le connaissez.

*mélanger

Kambiré Elie

 

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