La FIF déraille, l’ONS crie au complot

Le football ivoirien a été blessé dans sa chair. Bafoué dans sa dignité. Humilié dans son amour propre. En effet, l’affaire baptisée « non-homologation du stade de Yamoussoukro » constitue un véritable scandale. Une vraie humiliation dont le football ivoirien se serait bien passé, si le CN-FIF et l’ONS n’avaient pas fait preuve de légèreté criante. Et d’amateurisme flagrant dans la gestion de ce dossier. Comment peut-on demander à la CAF d’homologuer un stade qui n’est pas encore achevé ? Parce que toujours en chantier. Qui plus est, sans même prendre la peine de procéder, ne serait-ce qu’à une petite évaluation des travaux avant toute chose. Quelles que soient donc les explications que le CN-FIF et l’ONS donneront, les alibis qu’ils avanceront, rien ne devrait les exonérer de toute responsabilité dans ce  scandale où ils ont entraîné le football ivoirien. Le constat est là. Implacable. Le stade de Yamoussoukro n’est pas prêt. Il est encore en chantier. Mais, ils ont laissé l’information circuler sur la toile. Et dans la tête de tout le monde, le match des Eléphants contre le Malawi allait se jouer à Yamoussoukro le 11 octobre prochain. Sans même qu’une once de démenti ne vienne rectifier le tir plus tard.  Jusqu’à ce que la sanction de la CAF tombe comme un coup de massue sur nos têtes. Remettant ainsi les pendules à l’heure. Et ramenant également tout le monde sur terre. Mais diantre, qu’est-ce qui empêchait la FIF de se rendre à Yamoussoukro pour visiter le stade ? Et juger si oui ou non les travaux sont finis ? In fine, solliciter la CAF pour obtenir son OK. Elle ne s’est non plus pas tournée vers l’Etat qui est le maître d’ouvrage. Ni même vers le maître d’œuvre, le BNETD pour avoir son avis avant de solliciter une mission d’inspection à la CAF. Quelle légèreté ! Quant à l’ONS, on peut lui reprocher d’avoir fait preuve d’amateurisme en accompagnant la FIF dans une action qui ne pouvait qu’être vouée à l’échec. D’autant plus qu’il savait pertinemment que tous les travaux ne sont pas achevés. Et qui mieux que lui est bien placé pour savoir qu’un chantier achevé est celui qui est livré. Or, jusque-là, le stade n’a pas été livré par l’opérateur technique à la tutelle. Pourquoi donc a-t-il accompagné la FIF dans sa démarche ? L’ONS co-endosse également l’entière responsabilité de cette humiliation. Ces deux entités ont donc fait preuve d’un total laxisme, d’une légèreté criante et d’un amateurisme flagrant dans la gestion de ce dossier.  Invitée sur la chaîne 3 de la RTI, Dame Dao Gabala s’est maladroitement justifiée, en s’abritant derrière de soi-disants  « encouragements de la CAF » à poursuivre le travail. Comme si elle avait écrit à la faîtière continentale pour lui réclamer des encouragements. Aurait-elle voulu nous faire prendre des vessies pour des lanternes qu’elle ne s’y serait pas pris autrement. Mais ce n’est pas tout. Car, elle a aussi évoqué la question des critères de la CAF, espérant ainsi se dédouaner. Mais la FIFA, de même que les faîtières continentales, n’ont jamais badiné sur le respect des critères entrant en compte dans la construction d’un stade de football. Et les missions d’inspection sont faites pour s’assurer que le stade est aux normes avant toute homologation. Si la bonne Dame ne le sait pas, c’est que c’est grave. Parce qu’il s’agit ici d’un stade de football censé abriter une compétition internationale. Et non un tournoi de quartier. Face au tollé provoqué par ce scandale, l’ONS est aussi monté au créneau pour dire sa part de vérité. Mais  sa Directrice de Communication, Mme Yao aurait mieux fait de se taire que de crier au complot contre les Eléphants. Mais où est le rapport ? La CAF dit qu’elle n’homologue pas un stade et vous vous enfermez dans la théorie du complot. Nous sommes là dans une « complotite », tout à fait incongrue. Venez-en à la fameuse pelouse. Là aussi, l’ONS nous a servi deux versions. La Directrice de la « Com » nous dit que la pelouse est achevée. De même que les vestiaires. Et les gradins. Donc dans son entendement le stade est opérationnel. Seulement voilà. Dans un autre communiqué signé du même ONS, on nous dit que les travaux d’entretien se poursuivent. Et qu’au terme du processus, la pelouse sera aux normes. Qui croire ? Et puis, pourquoi l’ONS peut- elle accompagner la FIF dans une telle démarche, alors qu’elle sait que le stade est encore en construction ? C’est à ce niveau que se situe le scandale. Ceci étant, il est bon de rappeler à la gouverne du CN-FIF et de l’ONS que la Côte d’Ivoire ne construit pas des stades pour disputer 2 matches. Furent-ils des matches de Coupe du monde. Mais bien pour abriter la CAN 2023. Aussi, serait-il souhaitable qu’ils fassent amende honorable et qu’ils demandent pardon, plutôt que de s’enfermer dans des  histoires abracadabrantes pour se dédouaner. En tant qu’auteur ou co-auteur de cette bêtise, ils sont tous les deux coupables d’avoir humilié notre football. A la potence !!!

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