Kouamé Jeannot (Pdt FIA):« Laisser un patrimoine à la FIA »

Kouamé Kouadio Jeannot n’est plus qu’à un an de  la fin de son premier mandat de quatre ans à la Fédération Ivoirienne d’Athlétisme (FIA). Le patron de l’athlétisme ivoirien, qui envisage un second mandat, entend laisser un patrimoine avant de  déposer le tablier.

La dernière AGO a révélé un bilan financier excédentaire de plus de 10 millions FCFA. Peut-on dire que la FIA se porte bien ?

 Le management, je l’ai étudié en Allemagne et en Suisse. On essaie donc d’appliquer ce  qu’on a appris  dans notre gestion. Je n’aime pas promettre. Mais, je travaille avec mes idées pour aider cette Fédération à grandir. Je  pense que nous sommes sur la bonne voie. Et par la grâce de Dieu, on réussira à donner une belle image à la FIA.

Que retenez-vous de cette saison 2020 ?

2020 a été particulièrement difficile avec la COVID-19. On ne s’attendait pas à cette pandémie. Cependant, nous n’avons pas croisé les bras. Nous avons profité de cette période difficile pour travailler avec la Confédération Africaine d’Athlétisme pour la mise en  place du centre de développement africain  d’athlétisme, qui sera logé à l’INJS. Nous avons aussi démarré notre projet des jeunes avec la  World Athletic.

Quelle est la faisabilité du centre de développement que va abriter l’INJS ?

Ce centre va démarrer avec la formation des officiels techniques et des entraîneurs de l’INJS. A partir de là, nous allons entamer la formation des jeunes dans ce centre. Et, ce sont les meilleurs jeunes sortis  du projet World Athletic, qui seront les premiers  pensionnaires. Les pays voisins emmèneront aussi leurs meilleurs athlètes.  Ça sera un centre au même titre que ceux de Dakar et de Lomé.

Vous avez annoncé l’acquisition  d’un terrain pour la construction d’une maison de l’athlétisme.  Où en est  ce  projet ?

Nous sommes très avancés sur le projet. Et, il faut dire que c’est une priorité pour  mon équipe et moi. Nous voulons laisser un patrimoine à la Fédération avant de partir. La FIA fait partie des  plus veilles Fédérations de notre  pays. Nous avons travaillé dans la discrétion pour acheter le terrain à Ebimpé à côté du stade Olympique. Nous  allons organiser des activités qui vont rapporter de l’argent pour construire notre maison.

Au-delà de ces grands projets, quelle est votre politique globale?

Au niveau des athlètes, nous sommes au travail pour doter la Côte d’Ivoire d’une  équipe cadette, junior et senior  à tous les niveaux. Mais, pour réussir ce projet, il nous faut du temps.   C’est un processus de longue haleine. On ne fabrique pas un bon athlète en une ou deux années. Et donc, nous voulons que cette équipe fédérale reste longtemps pour réaliser tous ses projets.

A un an de la fin de votre premier mandat, avez-vous le sentiment d’avoir beaucoup fait pour cette fédération ?

Il sera préférable de laisser les autres juger notre bilan. Mais, je pense que  j’ai pu mettre en place des projets importants depuis mon arrivée. Tout ce que j’ai promis, j’ai pu les réaliser. Il reste beaucoup à faire. Si on avait eu plus de  moyens, on allait mettre la FIA au plus haut niveau dans notre pays.

Allez-vous solliciter un autre mandat?

Pour être honnête avec vous, ce premier mandat a été épuisant pour moi. J’ai déjà parlé de ça à mon comité directeur. Ce n’est pas une fuite en avant si je décide de ne plus continuer. J’ai encore de l’énergie et des idées pour diriger cette Fédération. Mais, j’aime beaucoup l’encadrement des athlètes. Je ressens de la fierté quand je réussis à faire progresser un athlète.

Vous voulez donc laisser le manteau de président pour celui d’encadreur technique ?

Ce n’est pas ce que je veux dire. Je me sens à l’aise aussi bien dans la gestion administrative qu’au niveau de l’encadrement technique. J’ai une passion pour les athlètes. Je veux donner la chance à certains parmi eux de devenir de grandes stars. Maintenant, concernant ma candidature à la prochaine élection, je laisse ça à l’appréciation des membres votants.

Qu’est-ce à dire ?

S’ils jugent mon travail bon, alors ils décideront de m’accompagner pour un second. Maintenant, je poserai des conditions parce que je ne vais pas diriger cette FIA éternellement. Il faut bien préparer quelqu’un pour me succéder afin que je puisse me consacrer à autre chose.

Sous quel signe placez-vous cette nouvelle saison qui va démarrer bientôt ?

La saison sera placée sous le signe de la concrétisation de nos projets. Et nous voulons aussi l’obtention d’une médaille olympique parce que nous continuons de courir après une seconde médaille depuis celle de 1984 remportée par Gabriel Tiacoh.  

Parlons  des JO 2021. Comment préparez-vous ces échéances de Tokyo ?

Pour l’heure nos athlètes sont au laboratoire. Nous sommes en train de nous donner les moyens pour être prêts. Et aller chercher cette médaille tant convoitée. On fera ce qui est humainement  possible pour revenir de Tokyo avec au moins une  médaille.

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