Jean-Michel Deigna: “Je veux que les MAM deviennent les propriétaires du club comme à Barcelone” (2e partie)

Dans ce second volet de cette intervient, Jean-Michel Deigna parle du Projet Africa Futur qui est censé, selon lui, sortir le club vert et rouge de sentiers battus.

Que proposez-vous aux MAM ? Pourquoi doivent-ils vous élire?
Je donne aux MAM l’opportunité de devenir le propriétaire de leur club avec le projet Africa Futur. La réalité est celle-là: depuis 74 ans, on en a vu de tout à l’Africa Sports. Il y a eu de la passion, des résultats, des mécènes, des grandes personnalités comme Simplice Zinsou, Koffi N’Guessan, Doré Lacina, Charles Légré et Kuyo Téa Narcisse. Je leur rend hommage. J’ai vecu dans l’univers de l’Africa Sports dès ma tendre enfance. N’oubliez pas que mon oncle, Feu Bailly Pascal, est celui-là même qui a donné le nom Africa Sports au club. Bref, je dis que les MAM doivent devenir propriétaires de leur club.

Qu’est-ce que cela signifie?
Le mécanisme que nous mettrons en place permettra à tout le monde de prendre une part active dans la vie du club. Que se soit avec 10 mille, 100 mille, 1 million, on peut prendre une part de propriété dans l’actionnariat de l’équipe. Dans le fond, ce n’est pas ma création. C’est une directive de la FIFA, de la CAF, de la FIF et de la loi sur le sport qui dit très clairement que les clubs professionnels doivent être gérés sous deux axes. Il y a le volet amateur qui est géré par l’association. Et le volet professionnel qui est géré par une société de gestion.

Votre projet Africa Futur apporte quoi alors?
Il mettra en place une société de gestion forte avec toutes les garantis pour permettre à chacun de prendre des actions et de pouvoir dire à l’image des supporters du FC Barcelone qu’ils sont propriétaires de leur club. Je parle de Barcelone parce que c’est un modèle qui est connu. Mais les gens n’intègrent pas tout dans leur analyse. Ce club a environ 300 millions de supporters voire plus dans le monde entier. Mais il y a seulement 140 mille socios qui décident de son avenir. Ce sont ceux qui sont dans son capitale. Voilà le modèle que je défends. Voilà pourquoi je demande aux MAM de voter pour le projet Africa Futur.

Etes-il réalisable à l’Africa Sports?
Oui parce qu’il prend toutes les attentes du club en compte. Il n’est pas figé. Je le mets à la disposition du club. Mais il y a forcement la question du leadership qui se pose. Qui mieux que celui qui a conçu ce projet peut le porter? Nous sommes au tournant de l’histoire du club qui jouera en Ligue 2 lors de la nouvelle saison. C’est malheureux. Mais veut-on que cela se perpétue? Je dis non.

Pensez-vous pouvoir convaincre les MAM de sa faisabilité?
Je pense que la période actuelle sied à la mise en place de notre projet de 33 chantiers et 7 pôles de 2021 à 2025. L’Asec Mimosas ne s’est pas construite en une année. Ses dirigeants ont posé pierre par pierre les jalons de cette équipe qui est une référence. J’aime convaincre. Si je n’y arrive c’est que mes arguments ne sont pas solides.

Il n’empêche que vos détracteurs disent qu’on ne vous connaît pas ?
Je suis un enfant oyé. Je suis de la famille . Je connais l’environnement. Certains disent qu’on ne me connaît pas. Peut-être que c’est mieux ainsi. Je n’ai pas une personnalité volubile. Je n’aime pas être là pour être là. Quand je suis là c’est que j’ai quelque chose à proposer.

Est-ce un atout pour l’Africa Sports?
Oui. L’Africa Sports a besoin de calme et d’un environnement apaisé pour qu’on se mette au travail. Les gens n’aiment pas travailler. Ils ont longtemps récolté les fruits des semences sans avoir semer. Les bases de l’Africa Sports ont été jetés depuis 1947. On n’en a pas vu les graines. Mais les gens cherches à les récolter. Mettons-nous au travail. Il y a du boulot. L’Africa Sports a un potentiel énorme. Il faut l’exploiter avec des dirigeants dévoués à sa cause.

Doit-on vous croire sur parole?
Mon objectif est de ramener la confiance et la crédibilité. Ce qui m’a choqué ces derniers années, c’est l’absence de comptabilité et de traçabilité des flux financiers. Il y a des transfert mais un flou règne autour de ces transactions. Les MAM n’ont pas de cartes de supporters. C’est bien parce que nous sommes dans une telle incurie que l’on se retrouve avec 42 grands électeurs.

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