Interview exclusive Alysen Camara (Agent Dago Franck) “Appelez mon joueur Sagni Yao Stéphane”

L’affaire Dago Franck defraie la chronique depuis quelques jours. En effet, l’attaquant vedette de l’Africa Sports qui avait été prêté par la JCAT est au centre d’une polémique rocambolesque depuis qu’il a changé d’identité. Est-il réellement Dago Franck ou Sagni Yao Stéphane? Son agent, Camara Alysen, a-t-il fait du faux? Le concerné se défend. Avec ses arguments.

Vous êtes constamment accusé dans cette affaire de tricherie sur le nom du joueur Dago Franck. Quelle est votre part de vérité ?
Rectificatif. Il ne s’agit pas de tricherie sur le nom de mon joueur. Il a en réalité recouvré sa véritable identité. Au-delà de cet aspect, je tiens à dire que changer l’identité de quelqu’un est un délit grave. Et, si tel est la vérité, on porte tout simplement plainte. Il y a des juridictions pour cela. Quand vous êtes sur de votre fait, vous allez devant la justice.

Reste tout de même que vous êtes directement mis en cause dans cette histoire ?
Dans cette affaire, ceux qui se plaignent ont tout simplement essayé de me corrompre. Je ne rentre pas dans les compromissions en raison de mon statut d’agent FIFA. Je ne peux pas être mêlé à des histoires tordues. J’ai l’obligation de garder ma réputation et ma crédibilité intactes.

Comment avez-vous connu Dago Franck ou Sagni Yao Stéphane ?
J’ai connu ce joueur grâce à un ancien de mes poulains que j’ai en France. J’ai organisé un match où je l’ai testé et j’ai vu le potentiel qu’il avait. J’ai ainsi fait des vérifications, comme toujours avant de signer un contrat avec un joueur.

Qu’est-ce qui en a résulté ?
J’ai rencontré Sagni Franck, je lui ai demandé de faire venir ses papiers. Il s’agit de son passeport, son extrait et deux photos. Quand j’ai récupéré ses papiers, j’ai fait des vérifications à la FIF pour voir s’il n’avait pas de contrat ni de licence avec un club. Il s’est avéré que c’était négatif.

Mais encore ?
Je lui ai fait une licence pour mon académie partenaire pour qu’il puisse s’entrainer. L’objectif n’était pas de le faire partir automatiquement car quand je prends un joueur je le fait passer par une académie. Et quand je juge qu’il est prêt, on songe ensuite à le transférer. C’est ce que j’ai fait quelques mois plus tard.

A quel moment avez-vous eu vent de l’existence de Dago Franck ?
J’avais entamé la procédure pour ses papiers avec deux autres joueurs à l’ambassade de France. J’ai dû ensuite en Suisse pour une réunion d’affaire. Et c’est là qu’un ami en l’occurrence Nda Kouadio Remi m’appelle et me fait savoir que mon joueur a joué avec l’Africa Sports en Ligue 1 à la télévision.

Quelle a été  votre réaction ?
J’ai dit ce n’est pas possible. Il n’appartient pas à l’Africa Sports. Je ne suis pas sûr que ce soit mon joueur. Nda Kouadio m’a donc envoyé une photo. J’appelle donc le joueur qui est tout confus et ne peux même pas me parler. Du coup je rentre de Suisse et je demande à l’ambassade de stopper l’instruction de sa demande de visa. Car le fait qu’il joue à l’Africa Sports veut dire qu’il a une autre licence.

Que décidez-vous ?
Je cherche à connaître le fin mot dans cette histoire pour porter plainte le cas échéant. Je rencontre donc le président de l’Africa Sports qui m’apprend le que le joueur lui a été prêté par la JCAT. Dans ce cas, je demande à rencontrer le PCA, Me Adou Nangon. C’est là que j’apprends que mon poulain que je connais sous le nom de Sagni Yao Stéphane a pris l’appellation de Dago Franck. J’étais abasourdi. Je demande donc au joueur qu’est-ce qui s’est passé.

Quelle réponse vous a-t-il  donné ?
Il m’explique que Dago Franck est l’identité de son cousin qu’il avait pris initialement pour jouer. Il m’a aussi dit qu’il avait tenté par la suite de reprendre son vrai nom et on lui avait déconseillé cela. C’est sur la base de ces propos et des avis que j’ai pris que je décide de rencontrer la mère et le père du joueur.

Ils vous apprennent quoi ?
Ils confirment que son identité c’est bien Sagni Yao Stéphane. On me présente même le vrai Dago Franck. C’est donc à la suite de tout cela que je m’arrange à avoir une décision de justice pour avoir la vérité. J’ai fait les choses dans la légalité. Et la décision de justice est tombée en avril après l’audition de toutes les parties prenantes dont les parents de Dago et de Sagni.

Qu’avez-vous fait ensuite ?
Dès que j’ai reçu la décision de justice, je lui ai dit tu n’utilises plus le nom Dago Franck. Et j’ai décidé d’aller informé la JCAT. On n’a pas pu s’entendre. Au contraire, j’ai été victime d’intimidations et de calomnies.

 

 

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