Il faut bien qu’il paie la note

C’est une avancée. Aussi petite soit-elle. Mais c’est quand même un pas de franchi. Autant ne pas faire la fine bouche. Car, rien ne présageait d’une telle annonce maintenant.  Un vent de suspicion avait commencé à souffler quant à la volonté ou non du Comité de Normalisation d’achever sa mission à terme. D’autant que jusque-là, il n’a montré aucune visibilité dans sa démarche depuis son installation en janvier dernier concernant son chronogramme d’actions. A présent, c’est chose faite. Une petite fumée blanche est enfin sortie. Et ce, au sortir d’une réunion bilan des 100 jours du CN-FIF. On sait à présent que l’AG Elective aura bel et bien lieu, à moins d’une catastrophe, en novembre prochain. Hip, hip, hourra !!! Certes, les esprits grognons, ronchonneurs trouveront à redire. Ils diront que 7 mois c’est long pour retoucher les textes. Dans la mesure où ce ne sont pas tous les Statuts de la FIF et du Code Electoral qu’il faudra nettoyer de fond en comble.  Peut-être juste 4 à 7 ou même 10 articles à retoucher. Notamment ces dispositions statutaires à problème. Telle que la question des parrainages multiples. Ou encore, l’article 43, al.1 relatif à la durée du mandat du président et l’art.42, al.2 s’agissant du mode de scrutin. Il s’agit d’une incohérence à corriger. Car, pendant que l’un fixe la durée du mandat à 4 ans, l’autre exige que l’élection du président de la FIF doit avoir lieu, au plus tard, le 30 juin suivant la fin de la quatrième année calendaire de son mandat. Une telle contradiction allait forcément générer un vide juridique en cas de mauvaise foi du président sortant. La suite, on la connaît. Et comme « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », prenons donc notre mal en patience. Puisque novembre n’est qu’à quelques encablures. D’ailleurs, un proverbe africain le dit si bien : « quelle que soit la beauté du cadavre, il faut bien qu’on l’enterre. » Pour dire que tôt ou tard, l’échéance arrivera. Ne crachons donc pas sur cette petite avancée. Car, les lignes ont un peu bougé. Et déjà, en septembre prochain, le CN-FIF soumettra les textes relookés aux membres actifs. Il leur appartient de les valider avant la tenue du scrutin de novembre 2021. Une première monture de ces textes leur sera ensuite présentée à l’AG Ordinaire de juin prochain. Preuve sans doute de leur bonne foi. 100 jours se sont donc écoulés. Et le CN-FIF fait son petit bonhomme de chemin. Le ballon a aussi commencé à rouler. Même si tout ne fut pas un long fleuve tranquille. Car, la semaine dernière, 10 clubs ont donné de la voix. Ils ont menacé de suspendre leur participation au reste du championnat, s’ils ne percevaient pas, ipso-facto le reliquat des 40 millions des droits télé. Le CN-FIF a cédé en versant 4 millions à chaque club. Ainsi tout est donc rentré dans l’ordre. Et, le jeu a repris. Cependant, qu’on ne s’y trompe pas. Le CN-FIF a hérité d’un désastre financier de la part de l’ex-équipe fédérale. En fait, ce coup de gueule des clubs sur la question des droits télé n’est que la face visible de l’iceberg. Et il n’est un secret pour personne que la FIF qui a été chassée du pouvoir avait érigé la gabegie, la dilapidation des ressources financières, bref, le gaspillage en mode de gouvernance. Mais disons-le sans ambages. S’il est vrai que les clubs ont fait contre mauvaise fortune bon cœur, c’est-à-dire, d’accompagner la transition jusqu’à la fin, ils n’accepteront cependant pas de faire passer l’ardoise salée que les anciens dirigeants leur ont léguée par pertes et profits. Non ça sera trop facile. Du fait que ce n’est pas à eux de payer la note. Ni d’endosser toutes ces dettes dont ils ignorent l’origine. Et si leur institution est pauvre et très endettée, avec un déficit de plus d’un milliard,  comme l’a rappelé Mme Dao Gabala, la faute incombe plutôt aux dirigeants sortants. Des fonds ont été dilapidés dans des dépenses de prestige. A l’instar de cette transaction bizarre autour de l’achat du Car-régie de la FIF qui aurait été acheté à 412 millions de F CFA. Et ce, grâce à un prêt bancaire. Or, le diffuseur affirme pour sa part avoir financé l’acquisition de cet engin à hauteur de 292 millions de F CFA en puisant dans la dotation des droits télé de la FIF. Qui dit vrai ? Une plainte doit donc être déposée contre X afin que la lumière soit faite sur cette affaire de Car-régie. Et si on ajoute l’affaire des agents  fictifs dont des anciens footballeurs et des journalistes qui émargeraient grassement à la FIF, on comprend pourquoi cette Fédération a autant de casseroles. Dès lors un audit est nécessaire pour que la vérité éclate au grand jour. Car, pendant que les clubs tirent eux le diable par le « cou », la FIF sortante s’engraissait aux frais de la princesse. Maintenant qu’ils ont été éjectés du pouvoir, qu’ils ont été rattrapés par la réalité et qu’ils sont devenus des « mortels », il faut qu’ils rendent compte. Ni grâce. Ni amnistie. D’autant plus que la FIFA a dit tolérance zéro pour la délinquance à col blanc. Un avertissement sans doute pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

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