Election du 12 mars: La CAF, otage de la FIFA

Il faut se pincer trois fois pour le croire. La FIFA a décidé de s’installer sur le continent africain. Elle a déserté son luxueux QG de Zurich, en Europe, pour l’Afrique, berceau de l’humanité. Désormais, elle contrôle tout. Et régente tout. Et comme un petit colon des temps modernes, son président italien, Gianni Infantino, dicte sa loi à ses « sujets » africains. Il choisit, fait et défait les présidents de la CAF.

Après avoir contribué à la chute du monarque camerounais, Issa Hayatou et installé son nouveau « vassal » malgache, l’Italo-Suisse est en train de remettre le couvert. Il aura donc son mot à dire dans le choix du futur président de la CAF. Et son choix s’est porté sur le candidat sud-africain, Patrice Motsepe. Au détriment des trois candidats de l’Afrique de l’Ouest.

Et à moins de  deux semaines de l’échéance électorale de Rabat, le plan  savamment cousue de fil blanc est en marche. Par le biais du président de la Fédération marocaine, Fouzi Lekjaa, le complot ourdi par la FIFA voudrait que le consensus soit fait autour du Sud-africain Patrice Motsepe. Autrement dit, Jacques Anouma, Augustin Senghor et Ahmed Yahya devront surseoir à leurs candidatures et laisser le champ libre au poulain de Gianni Infantino.  En d’autres termes, aucun postulant de la sous-région ne devrait prendre part à ce scrutin. On tombe des nues.

Car, on a beau se triturer les méninges, une question ne cesse de tarauder les esprits. Pourquoi les trois candidats de la sous-région doivent-ils faire la passe au Sud-africain ? Car, si consensus il devrait y avoir, cela ne devrait pas se réaliser au détriment des candidats de l’Afrique de l’Ouest.

Dès lors, le consensus ne peut que se faire dans la zone CEDEAO pour dégager une candidature commune contre celle de la COSAFA. Rien ne justifie donc que l’Afrique de l’Ouest puisse retirer ses trois candidats, alors qu’elle aurait pu trouver un consensus autour d’un seul pour affronter le candidat sud-africain. Au demeurant, le bon sens aurait voulu que la FIFA réclamât le retrait de l’unique candidature sud-africaine pour qu’un consensus soit rapidement trouvé autour d’un candidat de l’Afrique de l’Ouest qui a quand même aligné trois candidatures. Mais ce n’est pas tout.

Car, là où le bât blesse, ou du moins, ce qui choque, c’est l’implication, sinon l’ingérence inadmissible de l’actuel président de la FIFA, dans ces élections africaines. En effet, pourquoi la recherche d’un consensus entre Africains, doit-elle se faire sous la dictée d’une institution étrangère du continent, fut-elle la FIFA ?

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