Election à l’UAJ, le choix de Dabonné pour la vice-présidence, son plan pour le judoka africain épanoui… : Abakar Djermah Aumi dit tout

Candidat à l’élection présidentielle de l’Union Africaine de Judo (UAJ) prévue le 18 mai 2021 à Dakar, le tchadien Abakar Djermah Aumi rêve grand pour le judo africain. Il a d’ailleurs révélé ses ambitions lors de la clôture du séminaire consacré à la réflexion sur le judo africain organisé par la Fédération Ivoirienne de Judo, à Abidjan, ce dimanche 2 mai 2021.

Quels commentaires faites-vous après ce séminaire organisé par la Fédération Ivoirienne de Judo ?

Notre équipe félicite la Fédération Ivoirienne de Judo (FIJDA) pour l’organisation parfaite de ces assises d’Abidjan. Je remercie tout le comité d’organisation et tous ceux qui ont contribué à l’organisation de ce séminaire. Je n’oublie pas les autorités ivoiriennes qui ont facilité les choses. En tout cas, nous espérons atteindre nos objectifs après les travaux.

C’est-à-dire ?

Notre équipe travaille depuis plus d’un an. Nous avons eu des rencontres à Lomé (Togo), à N’Djamena (Tchad) et à Kampala (Ouganda). Cette rencontre d’Abidjan est spéciale. Puisque nous sommes à 2 semaines de l’élection présidentielle de l’Union Africaine de Judo (UAJ). Ces assises visaient donc à valider notre ultime stratégie pour remporter cette élection.

Pensez-vous que vos paires ont épousé cette vision pour le renouveau du judo africain au sortir de ces assises ?

Le véritable vainqueur de cette campagne électorale est le judo africain. C’est pour la 1ère fois qu’une élection pour la présidence de l’UAJ suscite autant d’intérêt depuis 40 ans. Notre équipe a initié 4 rencontres et nos adversaires devraient en être à 2 ou 3. Il y a de l’engouement au niveau des dirigeants de Fédération. Ce qui veut dire les dirigeants de l’instance africaine seront jugés sur la base des résultats. Nous sommes dans cette vision. Car, nos électeurs attendent des résultats concrets.

Que proposez-vous pour rehausser le niveau  du judo africain ?

Notre vision est grande. Il s’agit de mettre le judoka au devant de la scène. Le calendrier de l’Union Africaine de Judo ne compte que 2 compétitions par an. Il s’agit du Championnat d’Afrique senior et celui des Cadets et Juniors. En clair, le judo africain ne fonctionne que sur le plan administratif. Notre équipe entend donc accroître le nombre de compétition pour y remédier.

Comment est-ce que cela va se passer concrètement ?

Nous proposons de mettre en place 8 à 10 compétitions continentales. Et ce, dans les différentes catégories. Surtout chez les Cadets et Junior. Car, ce sont eux le vivier qui produira des talents au niveau des Seniors afin d’aller représenter dignement l’Afrique. Il y aura des compétitions sous-régionales, interzonales et continentales. Histoire de créer une concurrence positive dont le but de bâtir une nouvelle élite de judokas africains. Comme vous le constatez, notre projet, c’est le judoka d’abord.

Comment comptez-vous financer votre ambitieux projet ?

Sachez avant tout que pour développer une activité dans le secteur privé, il faut qu’elle soit vendable. Aujourd’hui, nous devons faire comprendre à nos Etats que le sport est un moyen de créer le pré-emploi pour la jeunesse. Et que s’ils investissent dans le sport, cela impactera positivement la jeunesse. Personnellement, je ne suis pas dans cette logique qui a longtemps guidé mes pairs dans leur volonté de développer le sport en Afrique il y a 10 ou 15 ans.

Que gagne la Côte d’Ivoire si votre équipe est élue le 18 mai prochain ?

La Côte d’Ivoire occupe une place importante dans la mise en place de notre vision. Pour preuve. Le vice-président sur notre liste est ivoirien. Il s’agit de Seydou Dabonné, le président de la Fédération. Nous avons énormément discuté. Nous partageons la même vision qui est celle d’un groupe. Et si je ne suis pas là, c’est lui portera la vision du groupe. Nous avons une trentaine de pays qui nous soutiennent.

Est-ce cette raison qui vous a motivé l’organisation des ces assises à Abidjan ?

Nous avons choisi Abidjan pour faire l’ultime rencontre avant d’aller à Dakar d’abord pour son aura. Ensuite,  le pays occupe une place importante en Afrique en termes de résultats sportifs sur le continent, une clé dans notre processus. Et nous sommes convaincus de gagner les élections.

Vous allez affronter le président sortant. Qu’est-ce qui fera la différence ?

Nous avons une nouvelle génération de dirigeants. Nous avons aujourd’hui à la tête de nos fédérations sportives des jeunes qui ont envie d’apporter quelques choses à la jeunesse de leur pas à travers le judo. Nous avons une vision claire que nous vendons. Et que nous sommes capables de réaliser. Nous voulons tout donner pour faire le bonheur du judoka africain. Je reste convaincu que nous allons remporter cette élection.

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