Election à la CAF: Ni intimidation, ni chantage, Anouma candidat jusqu’au bout

Une vraie fausse et sale histoire de retrait du candidat ivoirien, Jacques Anouma, de la course à la présidence de la CAF a pris toute la ville d’Abidjan. Et même toutes les capitales africaines. Voire au-delà du continent. Mais laissons de côté, les élucubrations ainsi que les plans diaboliques et machiavéliques de Gianni Infantino et de sa bande pour obtenir le retrait du candidat ivoirien. Car, c’est bien lui qui nous intéresse ici. Les deux autres, le Sénégalais, Augustin Senghor et son voisin mauritanien, Ahmed Yahya peuvent accepter un poste de 1er et 2e vice-présidents, c’est leur problème. Nous, on s’en « gnagne » (on s’en fout). Qu’ils se contentent du menu fretin, des postes de seconds couteaux, franchement, le football ivoirien n’en a rien à cirer. Puisque ce sont leurs oignons.

En revanche, il serait inadmissible, voire inconcevable que le candidat ivoirien, puisse manger de ce pain-là. Autrement dit que Jacques Bernard Anouma puisse tremper dans une telle compromission, serait une véritable infamie. Une honte. Un déshonneur. Car, l’ancien président de la FIF, ne peut pas avoir fait tout ce chemin-là pour aller pactiser avec le diable. Peu importe ce que cela va lui coûter. Toujours est-il que la candidature de Jacques Anouma est non-négociable. Car, rien, absolument rien, ne devrait le faire reculer. Rien, absolument rien, ne devrait aussi amener le Gouvernement à un rétropédalage.

Le Président de la République et son Gouvernement sont allés trop loin pour qu’une institution faîtière du football, fut-elle appelée la FIFA, puisse les obliger à retirer le dossier de leur compatriote. Inimaginable. Et impensable. Autrement dit, la Côte d’Ivoire ne peut pas se déculotter pour si peu. Mais qu’on ne s’y méprenne pas. La candidature de JBA à la présidence de la CAF a un caractère historique pour le football ivoirien. Et une chance inouïe également pour lui-même.

D’abord, pour le football ivoirien. Jamais, en effet, la Côte d’Ivoire n’avait présenté un candidat à ce prestigieux poste de la CAF. Jamais également, elle n’avait été aussi près de tirer le jackpot. Pour une fois, en effet, le dossier d’un candidat ivoirien a été retenu pour une AG Elective de la CAF. Cette chance-là, le football ivoirien l’a eue en 1988, après le décès de l’Ethiopien,  Ydnekatchew Tessema, président de la CAF de 1972 à 1987. Mais hélas, les cachotteries et autres contradictions ivoiriennes n’ont pas permis à l’ex-président de la FIF, Feu Jean-Brizoua de postuler, ironie du sort, dans cette même ville de Rabat. Or, cette fois-ci, par la grâce Dieu, le chef de l’Etat et son Gouvernement se sont impliqués dans la candidature de JBA. Quatre missions ont sillonné le continent pour « vendre » le candidat ivoirien. Du jamais vu. Autant dire que toute la Côte d’Ivoire a fait bloc derrière son candidat.

Deuxio, pourquoi une chance inouïe pour Anouma. Déjà en 2012, JBA a été injustement éliminé par des critères d’éligibilité iniques du clan Hayatou pour le scrutin de 2013. Signe du destin. Car, à 69 ans, à un an de la date butoir pour être candidat, il tient là une chance historique pour diriger la CAF. Autant dire qu’il n’a rien à perdre. Mais il a plutôt tout à gagner en allant à ce scrutin. Ce n’est donc pas un strapontin poste de « Conseiller du président » de la CAF, qui devrait lui être miroité au point de renoncer à sa candidature. Et, tout compte fait, des quatre candidats, l’Ivoirien est le seul à pouvoir se vanter d’un CV bien garni sur le plan sportif. Il serait donc scandaleux que devant des candidats au passé footballistique vierge et qui n’ont que pour seule carte de visite internationale, une accointance avec l’Italo-suisse, notamment le Sud-africain, Patrice Motsepe et le Mauritanien, Ahmed Yahya, que JBA ne candidate plus. Et qu’il rende les armes aussi facilement, sous le fallacieux prétexte d’un consensus. Car, signer abandon à ce stade du jeu électoral, c’est-à-dire, si près du but, serait, pour lui, un suicide sportif. Tout simplement.

Et ça, il ne peut pas se le permettre. Il ne peut pas quitter la scène dans l’anonymat. Quasiment.  En tout cas, Jacques Anouma nous a fait rêver avec cette candidature. Au point que PRADO à mouiller le maillot.  A tel point que le PM et son Gouvernement ont chaussé les crampons. Obligeant également toute la classe dirigeante à faire corps avec cette candidature. Et même à inciter les Ivoiriens à investir les gradins pour le dernier combat de sa carrière. Après avoir enfin aiguillonné ses amis à mettre un peu la main à la poche pour le soutenir, il serait scandaleux que JBA fasse marche arrière. Il devra en tout cas aller jusqu’au bout. Et ne pas céder aux intimidations. Ni à un quelconque chantage.

A l’instar de cette vraie fausse affaire de 10 milliards que l’Etat lui aurait versés pour financer sa campagne. Une histoire inventée par la FIFA et sa Commission de Gouvernance qui ne devrait nullement le perturber. Ni le pousser à abdiquer. Quitte à tomber les armes à la main. Plutôt que monnayer sa candidature. Pour des miettes.

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