Danho Paulin-Kessé Feh, Z à Z

Le COCAN a changé de main. Kesse Feh Lambert a passé la main. Il a cédé le tablier à François Albert Amichia, ex-ministre des Sports. A dire vrai, le départ de Kesse Feh  n’étonne guère. Il était même dans l’air depuis un bon bout de temps. De même que le nom de son successeur circulait déjà sous le boisseau. Mais nous nous sommes abstenus de le balancer sur la place publique. Ne serait-ce que pour ne pas froisser les susceptibilités. Car, rien n’est plus humiliant, plus déshonorant que d’apprendre par voie de presse son débarquement. Mais passons. Le ministre Danho a donc eu la tête de Kesse Feh. Mais, il n’a non plus pas pu sauver la sienne. Pas celle de ministre des Sports. Mais plutôt cette tête qui se cachait derrière la guéguerre contre Kesse Feh, pour caporaliser le COCAN. Autant dire que Paulin Claude Danho a tapé poto. Car, en arrière fond de tout ce tintamarre et tout ce boucan sciemment entretenu autour du COCAN, il caressait le secret espoir de prendre lui-même cette structure chargée d’organiser la CAN 2023. Et en déclarant sur le plateau télé de la RTI 1 n’avoir jamais reçu de rapport du COCAN depuis qu’il a été nommé à la tête du Département des Sports, le ministre était déjà dans une disposition d’esprit de se débarrasser du président Kesse Feh Lambert. Parce qu’il tenait à mettre en place une structure qui lui obéirait à la lettre et dont il serait le président. Contrairement au COCAN de Kesse Feh dont le président était trop indépendant et trop suffisant à ses yeux. Il lui fallait donc s’appuyer sur des exemples précis pour opérer son OPA sur le COCAN. Il n’a donc pas eu à chercher midi à 14 heures pour se servir de l’exemple du Cameroun dont le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, dirige lui-même le COCAN de son pays. Bien entendu, le cas camerounais, en plus de celui de la Guinée, l’ont donc inspiré pour bâtir son stratagème de caporalisation du COCAN. Et sa volonté d’engager des réformes en vue de requinquer le COCAN, n’était en réalité qu’un fallacieux prétexte et un faux argument. Sinon, rien ne justifiait qu’il ait créé cette crise superficielle autour du COCAN, s’il n’avait pas derrière la tête, une ambition inavouée d’être le seul et unique patron de cette structure sous tutelle. De même que si la volonté de Paulin Claude Danho n’était pas de mettre le COCAN sous sa coupe, pourquoi était-il en train de préparer un projet de décret d’un nouveau COCAN 2023 ? Et qui plus est, serait placé directement sous sa présidence (art.2)? Et ce, en collaboration avec une entité transitoire, le CN-FIF, et non rattaché à la Primature comme le stipulaient les décrets précédents ? En fait, et disons-le sans gêne, l’idée d’un changement à la tête du COCAN n’est pas tombée du ciel, c’est-à-dire par hasard. Elle n’a commencé à germer dans la tête du ministre des Sports, qu’après le décès des Feus Amadou Gon Coulibaly et Augustin Sidy Diallo, les deux « protecteurs » de Kesse Feh Lambert. Dès lors que l’ex-PM et l’ex-président de la FIF n’étant plus des obstacles à sa tentative de faire main basse sur le COCAN, le terrain ne pouvait qu’être propice pour que le ministre des Sports réglât ses comptes avec celui qui, pour lui, était un empêcheur de tourner en rond. Et, par ricochet, lui arracher le tabouret. Seulement voilà. Un crime n’étant jamais parfait, son stratagème a fait flop. Le chef de l’Etat n’a pas mordu à l’hameçon. Il a lui-même choisi celui à qui il allait confier le tabouret de Kesse Feh Lambert. Disons-le tout de suite. Ce n’est pas Paulin Claude Danho qui a proposé François Albert Amicha pour prendre la tête du COCAN. C’est le Prado lui-même qui a fait son choix en toute connaissance de cause. Et le choix du PR a l’avantage de régler deux problèmes. D’abord, François Albert Amicha a été ministre des Sports dans le précédent gouvernement, avant de céder le fauteuil à Paulin Claude Danho. Ensuite, il est le Maire de la commune de Treichville au même titre que Danho Paulin Maire de la petite commune d’Attécoubé. Et en tant qu’ex-ministre des Sports, le nouveau président du COCAN tient sa légitimité du PR à qui il rend compte par le canal du Premier Ministre. Et non plus au ministre des Sports. Etant donné que le COCAN est  directement rattaché à la Primature. Or, c’est ce schéma-là que le ministre Danho ne voulait pas. C’est pour cela qu’il a voulu déchaussé l’ex-COCAN de Kesse Feh avec son nouveau projet de décret. Tout compte fait, s’il est vrai que l’éviction de Kessé Feh est à considérer comme un camouflet pour lui, après presque 4 ans passés à la tête de cette structure, cependant, le choix d’Albert Amichia pour piloter le COCAN est à n’en point douter une petite humiliation pour la tutelle. Car, non seulement son projet de décret est froissé et jeté à la poubelle, mais il ne présidera pas le COCAN. Comme quoi Kesse Feh Lambert est parti. Mais Paulin Danho n’a non plus pas pris la tête du COCAN. C’est Z à Z. Et c’est mieux ainsi. Palabre est donc fini.

 

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