Dabonné Seydou (président fondateur du CESCA): «Nous voulons étendre notre vision »

Le vice-président de la Fédération de judo, Dabonné Seydou s’est prononcé sur les chances de qualification des judokas ivoiriens pour les JO de 2020. Le président fondateur du Centre d’Education pour le Sport et la Culture d’Abidjan (CESCA), club le plus titré de Côte d’Ivoire en judo, a aussi fait part de ses ambitions pour le judo ivoirien.

 

Comment voyez-vous les chances de qualifications des judokas ivoiriens pour les JO de 2020 ?

Honnêtement, je pense que nos chances se sont amoindries avec la blessure à la tête de Koffi Krémé et des difficultés de Fofana Salimata. Il ne reste donc plus que Dabonné Zoulehia logée au 38e rang et qui, on l’espère, saura garder le cap. Elle est un fruit du CESCA, et nous avons foi en sa qualification.

 

Justement, le CESCA règne sur le judo ivoirien avec plus de 20 trophées glanés. Qu’est ce qui fait votre force?

Ce sont les encadreurs. Ils ont adhéré à notre vision. Les enfants, on en trouve partout. Mais, nous nous sommes lancés le défi de prendre les enfants démunis pour en faire des champions. Que ce soit par le sport comme la culture. Et aujourd’hui, le club compte plus de 300 pensionnaires.

 

Le CESCA a-t-il pris son envol après ces différentes visites au plan sportif ?

Au vu des résultats, je peux dire que nous avons atteint nos objectifs. Nous constituons 90% des équipes nationales. Nos athlètes sont champions de Côte d’Ivoire et ont également brillé lors des Mondiaux et des championnats d’Afrique. Mais concernant le projet, l’objectif n’est pas encore atteint. Car, nous voulons développer le judo sur toute l’étendue du territoire.

 

Pensez-vous que l’invitation du CESCA lors de l’inauguration de l’Agora de Koumassi par le président Emmanuel Macron est une reconnaissance ?

Cela démontre que nous sommes sur la bonne voie. Et que nous avons atteint un certain niveau. Cela signifie également que des personnes nous suivent. Sachez qu’en plus de cette invitation recommandée par l’Elysée, nous avons reçu les visites du MEDEF et des parlementaires Français C’est l’occasion pour nous de remercier des personnes comme Paul Delormas, le DTN de la Fédération et Regis Charpentier de Win win Afrique.

 

La visite du MEDEF en 2017 et des parlementaires Français en 2019 a-t-il boosté encore plus vos ambitions ?

Déjà, l’arrivée du MEDEF, nous a fait comprendre que, les gens savent que nous existons. Nous sommes mieux connus pour ce que nous faisons au niveau social, aussi bien en Europe qu’en Côte d’Ivoire. Aussi, allons nous essayer de mieux nous organiser afin d’étendre notre vision. Celle de transformer ces personnes oubliées en des futurs leaders, partout en Côte d’Ivoire.

 

Où en êtes-vous avec ce projet de construction du Centre moderne du CESCA ?

Le projet de construction en lui-même n’a pas bougé du tout. Avec nos propres moyens, nous avons avancé un peu dans les travaux. Nous sommes essoufflés. Dans cette optique, nous cherchons des partenaires. En tout cas, j’ai foi en ce projet que je veux dupliquer dans les communes d’Abidjan et dans celles de l’intérieur.

 

Tous ceci ne vous donne-t-il des envies de franchir un cap et d’être à la tête de la fédération ?

Pour l’instant, nous sommes impliqué dans notre projet. Cependant, si les clubs estiment que nous sommes suffisamment outillés, on avisera. Et on essayera de faire chemin ensemble. Mais, loin de nous l’idée d’imposer nos idées. Je profite d’ailleurs pour formuler mes vœux de bonheur à toute la famille du judo ivoirien.

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