COCAN : La vérité par les textes

Autant le dire tout de suite.  Le ministre des Sports, Paulin Claude Danho peut bien piloter le COCAN. Aucun texte de la CAF ne l’interdit en effet. Contrairement à ce qui est dit ou écrit, aucun obstacle ne s’oppose juridiquement au ministre des Sports afin de s’installer à la tête de l’organisation de la CAN 2023. Et les exemples de la Guinée et du Cameroun sont là pour l’attester. Dans ces deux pays, ce sont bel et bien, les deux ministres qui dirigent le COCAN. Au pays de Roger Milla, par exemple, le ministre des Sports et de l’Education Physique Narcisse Mouelle Kombi a été le président du CHAN 2020 et du COCAN 2021. Autrement dit, rien n’interdit le ministre des Sports, Paulin Claude Danho à diriger lui-même le COCAN. Aucun règlement de la compétition, ni Statut ne l’interdisent. D’ailleurs, voici ce que disent les articles 35, 36 et 37 sur les « Candidatures pour l’Organisation des Phases finales et Désignation du pays hôte ». D’abord l’art. 35 : « L’organisation des phases finales des Coupes et des Championnats d’Afrique, est confiée par la CAF, à l’association nationale du ou des pays hôte(s) qui constituera (constitueront) un Comité  d’organisation local. Dès sa constitution, le Comité d’organisation local communique  directement avec la CAF, dont il reçoit les instructions. » Ensuite l’art.36 « Le Comité d’organisation local doit être doté de la personnalité morale et juridique. » Enfin, l’art.37 : «  L’organe Exécutif du Comité d’organisation local doit comprendre des représentants de  l’association nationale, des représentants des municipalités des villes qui abriteront le tournoi et des représentants des autorités publiques, et le cas échéant d’autres personnalités. » Le constat est là implacable. Et têtu. Ce COCAN-là n’obéit ni à l’esprit, ni à la lettre de l’article 37 du Règlement de la compétition. Car, en son sein, ne figure aucun représentant des municipalités des villes abritant la phase finale. En revanche, rien n’empêche le ministre Danho de présider le COCAN. Sauf sa décision de ne pas en être le président. Le faisant, il irait dans la droite ligne du ministre Laurent Dona Fologo qui, lors de la CAN 1984  organisée par la Côte d’Ivoire avait confié la présidence du COCAN au Grand Chancelier, Germain Koffi Gadeau. Et comme vice-président, Jean Brizoua Bi, le président de la FIF. Ce comité était chapeauté par un Comité d’Honneur, avec pour président, Auguste Denise. Et comprenant huit membres qu’étaient les Ministres Mathieu Ekra, Alexis Thierry Lebbé, Camille Alliali, Jean Konan Banny, Amadou Thiam, Maurice Seri Gnoleba, Alcide Kacou et M’Bahia Blé Kouadio. Président de la FIF à l’époque, Jacques Anouma avait lui-même présidé le CHAN en 2009. En clair, n’importe quel quidam peut diriger le COCAN pourvu qu’elle soit proposé par le ministre des Sports et le président de la FIF.  Et ensuite nommée par décret. C’est tout.

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