COCAN: Danho ne va-t-il pas reculer ?


Monsieur, Monsieur, deux se battent, aurait-on pu caricaturer la situation ô combien cocasse dans laquelle est plongé le
COCAN. En effet, il y a de l’eau dans le gaz de cette structure,
objet d’une bataille rangée entre ses deux principaux respon￾sables, afin d’en assurer tout le contrôle. Ainsi donc, le mi￾nistre des Sports a pris un arrêté pour nommer de nouveaux membres au sein du COCAN. Mais réponse du Berger à la Bergère, le président du COCAN dit ne pas être concerné par ces changements. Du reste, opérés dans son dos. En fait, la tutelle et la structure sous tutelle ne sont pas sur la même
longueur d’onde dans la gestion du COCAN. Le président du COCAN veut prendre son temps avant de prendre toutes décisions sur le COCAN. C’est-à-dire procéder à un état des lieux avant tout changement. Aussi a-t-il demandé à sa tutelle de lui accorder le temps nécessaire. Or, Amichia a été nommé à la tête du COCAN le 14 juin 2021. Il a pris ses charges le 21 juin. Aussitôt, le 23 juin qui a suivi, le ministre des Sports lui a demandé de renouveler le COCAN. Danho
est pressé. Amichia, lui, ne l’est pas. C’est ici que se trouve le point d’achoppement entre les deux responsables. Le temps s’écoule. Et Danho ne voit rien venir. Les mêmes hommes sont toujours au COCAN. Alors que certains d’entre eux n’ont plus cette qualité pour y siéger. Car, dans son chapitre sur « l’organisation de la CAN et désignation du pays hôte », les statuts de la CAF, notamment l’article 35 disent que : « l’organisation est confiée par la CAF, à l’associa￾tion nationale du ou des pays hôte(s) qui constituera (constitueront) un Comité d’organisation local. Dès sa constitution, le Comité d’organisation local communique directement avec la CAF, dont il reçoit les instructions. » Et plus loin, l’art. 37 exige que : « L’organe Exécutif du Co￾mité d’organisation local doit comprendre des représen￾tants de l’association nationale, des représentants des
municipalités des villes qui abriteront le tournoi et des représentants des autorités publiques, et le cas échéant d’autres personnalités. » Seulement voilà. Dans l’actuel COCAN issu de la version Kessé Feh Lambert, les anciens représentants de l’association nationale sont présents. Alors qu’ils ne devraient pas y être. Tandis que le Comité de Nor￾malisation qui dirige le football ivoirien n’y a aucun représentant. Et cela fait exactement 3 mois 21 jours que cela dure. 3 mois 21 jours pour remplacer ne serait-ce que 4 ex-dirigeants de la FIF. Allez-y comprendre quelque chose. Il y a donc problème. Et comme Danho Paulin est un homme pressé, il n’a pas mis du temps à agir. Car, comme le film le « Bossu » le dit : « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi! », Aussitôt dit, aussitôt fait. Puisque que les choses traî￾naient, la tutelle a dressé sa liste de nomination. Ensuite, il l’a
proposée le 29 septembre 2021 au président du COCAN. Et pendant 11 jours il a attendu. Mais point d’observation de la part du gestionnaire. Sans tarder, il décide donc de porter ses choix sur la place publique. Là coup de théâtre. L’ancien mi￾nistre des Sports se sent blessé dans son amour propre. Il contre-attaque. Il rejette donc cette liste, arguant que c’était plutôt à lui de faire des propositions au ministre. Ce qui est contraire à l’art.4 du décret du 7 juin qui stipule que : « l’ini￾tiative de la proposition revient au Président du COCAN. » Seulement voilà. Maintenant que cette affaire a été mise sur la place publique, que va faire le ministre Danho Paulin ? A ce stade des choses peut-il faire marche arrière, en froissant son arrêté et perdre ainsi son autorité ? La question reste posée. Car, le ministre est allé trop loin dans cette affaire. On sait par contre que le ministre Amichia n’entend pas céder. Quitte à aller cultiver des patates ailleurs. Ceci étant,
la balle est dans le camp du PM. Et du PR. Car, après tout il
s’agit de sauver la face de la République.

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