Avis de recherche pour 4 milliards volatilisés

Maintenant que les récriminations et autres réprobations contre le CN-FIF et l’ONS se sont un  peu apaisées, passons donc à autre chose. Car le vin étant tiré, autant revenir à des sujets beaucoup plus rationnels. Et plus factuels. A cet effet, attardons-nous sur la dernière AG Ordinaire de la FIF du 18 septembre dernier. Premier constat.  Cette AGO n’a pu lever tous les doutes sur le bilan financier de l’exercice 2020 du Comité Exécutif sortant. Deuxième constat. La majorité des délégués, issus de 43 clubs contre 30 ont accepté le report du quitus à la prochaine AG.  Un constat saute cependant aux yeux. Le rapport de force a changé de camp. Qui l’aurait cru ? En fait, la majorité d’hier, qui faisait la pluie et le beau temps, dans les précédentes assises n’a pas pignon sur rue aujourd’hui. Parce que la gouvernance a changé. Aussi est-elle contrainte de ronger son frein, car désormais minoritaire. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, la minorité d’hier devrait se retrouver majoritaire lors des prochains fora de l’organe fédéral. C’est donc là le principal enseignement à tirer de cette AGO. En tout cas, hier, il eut été inimaginable que la majorité d’aujourd’hui fasse reporter le vote du quitus au COMEX sortant. Car, quelles que soient les anomalies et autres dérives constatées dans les états financiers du bureau sortant, le quitus lui aurait été délivré par ses partisans comme une lettre à la poste. Beaucoup d’eau a vraiment coulé sous le pont.  Et le fait que le quitus ait été reporté, est en soi une belle victoire pour le GX. Dès lors, on peut comprendre la rage de  Dehoulé Omer, le président intérimaire du Comité Exécutif sortant. Il est fâché, très fâché même, contre la présidente de la Transition, Mme Dao Gabala, du fait qu’elle n’a pas voulu endosser les états financiers de l’exercice 2020 présentés par le commissaire aux comptes. Il va même jusqu’à lui donner des leçons de comptabilité, en lui rappelant qu’il « revient à l’organe de gestion, ou au chef d’entreprise, d’arrêter les comptes ». Et de prononcer en guise de sentence que : « cela relève du droit comptable. » « Mamma Mia », « Sainte Marie, Mère de Dieu !!! »  En tout cas, la présidente de la Normalisation en a pris pour … son grade. Mais ce n’est pas tout. Car, Dehoulé en veut à mort à la transition. Il exige en effet, et ce : « en vertu du principe contradictoire inhérent à tout audit » que la bonne Dame adresse à son équipe sortante l’audit de la gestion du COMEX de Feu Sidy Diallo qu’elle a commandé. Mais pourquoi, un si « féroce » courrier pour réclamer une petite invitation à participer à la prochaine AG ? Bon au lieu de faire palabre, qu’il nous dise où sont passés les 4 milliards de F Cfa, pomme de discorde,  au sein de la classe dirigeante. D’un côté, l’ex-FIF dit que l’Etat lui doit encore 4 milliards. De l’autre côté, l’Etat dit qu’il ne lui doit rien. Et que tout cet argent lui a été payé. D’où l’incapacité du commissaire aux comptes de certifier les états financiers du COMEX sortant. 4 milliards flottent donc dans l’air. C’est de çà qu’il s’agit. Et la bonne Dame a raison de pas endosser un exercice comptable qu’elle n’a pas géré. Alors question. 4 milliards ont-ils oui ou non disparus de la trésorerie des précédents gestionnaires ? En tout cas, hier, c’était 2 milliards soustraits des comptes de l’ex-FIF sans aucune pièces justificatives. Ce n’est pas moi qui le dit. C’est l’ex-GX qui avait résumé ses griefs contre la FIF en 18 points transmis à la FIFA. En ces temps de plaintes pour diffamation, il faut être prudent. Mais à peine a-t-on lancé un avis de recherche pour retrouver les 4 milliards, que voilà un président de club de L2,  Diabaté Mamadou Bachir qui nous dit qu’il a retrouvé trace de cet argent. Qu’une partie de ladite somme, soit 3 milliards, représente la dette de l’Etat vis-à-vis de la FIF. Mais comment l’Etat qui est le principal bailleur de fonds de la faîtière peut lui devoir de l’argent ? On sait en effet que l’Etat dote la FIF de crédit budgétaire pour financer toutes les compétitions internationales. Aussi bien les équipes nationales que les clubs. Ensuite, lors de certaines phases finales, la Présidence alloue aussi à la FIF des fonds spécifiques.  Et quand l’argent est décaissé, la FIF ne lui retourne plus les jetons restant. Même l’argent de poche du président de la FIF, baptisé action du président, genre fonds de souveraineté est payé par l’Etat. A cet effet, lors des deux CAN 2017 et 2019, 150 millions de F CFA ont été accordés au président de la FIF de l’époque. En clair, aucune faitière, quelle qu’elle soit ne peut, de ce fait, réclamer des créances à l’Etat. Mais l’exploitation tendancieuse faite autour de ces fameux 4 milliards ne devrait surprendre guère. Car, la bataille électorale est en train de se déporter petit à petit sur le terrain de la probité morale. Histoire d’inviter la Commission d’Ethique de la FIFA dans le processus électoral afin qu’elle use du bâton pour écarter certains candidats. Car, si Pierre et Paul sont éliminés, qui reste-t-il pour compétir : Bertrand. Vous l’aurez compris. Alors lançons donc au plus vite l’avis de recherche des 4 milliards. A vos marques !

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