Africa, quand le CN-FIF se mélange les pédales

Le problème devient agaçant. Et même irritant. Le Comité de Normalisation est en train de se mélanger les pédales dans le dossier des Aiglons. Et plus les jours passent, plus il s’enlise. En fait, Dame Dao Gabala et sa troupe ne savent plus comment s’y prendre pour régler définitivement la crise qui secoue la famille des Aiglons. Et ce, conformément à la feuille de route de la FIFA quant à « la révision des statuts de certaines parties prenantes. » Sinon, quelle est cette idée saugrenue et totalement absurde, d’aller au domicile d’un président qu’on a pourtant évincé, et comble d’ironie, le supplier de démissionner de son poste de Président Central afin de permettre à la Normalisation « de prendre en compte toute l’Association et non la section Football qui n’a pas de personnalité juridique propre. » L’Africa est un cas d’école. Et il faudra bien que nos experts en droit organisent un colloque sur l’épineux dossier Africa qui fatigue tout le monde. Mais si la section football des Aiglons n’a pas de personnalité juridique, à quel titre l’entité Africa Sports participe-t-elle aux compétitions officielles de la FIF ? Et même si tel était le cas, n’est-elle pas une association de fait ? Car, s’il a été admis comme membre actif de la FIF, c’est bien parce qu’il a rempli toutes les conditions statutaires de la FIF. Depuis sa création en 1947, l’Africa a toujours fait partie du paysage du football ivoirien. Il a disputé les  compétitions de l’AOF, les premiers championnats de football qui ont suivi la création de la FIF en 1960. Il a, aussi, fait partie des premiers clubs qui ont participé au lancement du premier championnat intégral au cours de la saison 1965/1966. Depuis des décennies donc le club vert et rouge à la qualité de membre actif de la FIF. Et s’il a cette qualité-là, c’est parce qu’il satisfait à toutes les conditions exigées par les statuts de la FIF. Notamment l’al. e) de l’article 15  qui voudrait que la demande d’affiliation soit accompagnée : « d’une déclaration par laquelle il accepte de se soumettre aux statuts, règlements et directives de la FIF, dans leur version actuelle et tels qu’ils pourront être modifiés ultérieurement, ainsi qu’aux statuts, règlements, directives et décisions de la FIFA, de la CAF, de l’UFOA et de toute autre organisation internationale à laquelle la FIF viendrait à s’affilier. » Il s’agit donc ici du football. Et non du Basket, du Volley, etc. C’est justement pour cela qu’il est fait obligation à chaque club de joindre à leur demande, selon l’al. b) de l’art. 15 « la liste de ses dirigeants, en précisant ceux qui, par leur signature, ont le pouvoir de l’engager juridiquement vis-à-vis des tiers. » Disons-le sans ambages. Les statuts de la FIF ne souffrent d’aucune ambiguïté. Car, ils ne traitent pas d’aucune discipline sportive autre que le football. Aussi, sont-ce ces mêmes statuts, notamment l’al.3 de l’art.29, qui permettent à la Commission de Discipline de la FIF d’user du bâton contre tout manquement à l’éthique sportive. Car, elle peut relever et remplacer par un Comité de Normalisation les organes exécutifs fautifs. C’est aussi cette même disposition statutaire qui a permis à la FIFA d’installer une normalisation à la FIF quand le COMEX de Sidy Diallo a failli dans la conduite du processus électoral. A suivre donc le raisonnement du CN-FIF dans sa perception de personnalité juridique, tant que Vagba n’aura pas démissionné, il ne peut rien faire. Donc tout est bloqué. Dans ces conditions, la transition n’avait pas à se presser pour mettre la charrue avant les bœufs. Elle aurait dû faire démissionner Vagba avant d’installer une transition à la tête de ce club. Ne le faisant pas, elle-même a failli. Vagba est certes le président central du club vert et rouge. Mais la crise qui secoue ce club concerne le football. Et non les autres disciplines. D’autant plus que les statuts que l’Africa a déposés à la FIF sont ceux du football. Et puis ou est le problème ou en quoi le CN-FIF est-il concerné si, en sa qualité de président central, le sieur Vagba Alexis, gère la section basket, Marteau, Javelot et autres ? De même que, quand, le président de l’Asec est sanctionné par la FIF, il ne lui est pas interdit d’assister au match de volley de son équipe. Tout comme son homologue du Stella a le droit d’aller soutenir la section volley de son club dont son épouse est la présidente. En un mot comme en cent, la Normalisation n’a pas été installée pour gérer les autres fédérations, Basket, Maracana, Othello, etc. Mais bien pour administrer la FIF. Or la FIF est la faitière du football. D’ailleurs, la feuille de route de la FIFA parle de la révision des statuts de certaines parties prenantes. Ici, il s’agit bien des statuts de l’Africa-Sports. En tout état de cause, le dossier « Africa Sports » ne peut pas être un casse-tête chinois pour le CN-FIF. Et si tel était le cas, c’est qu’il a sans doute un agenda caché. Sinon, quelle est cette histoire d’aller supplier un président qu’on a évincé ? Et si Vagba lui avait fermé la porte au nez, et même, brutalement, il aurait eu raison. Parce que c’est de la provocation. Et une de trop.

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