5 coaches à la guillotine

L’Egypte a ouvert le bal. Le Cameroun prendra le témoin en 2021. Ensuite ça sera au tour de la Côte d’Ivoire en 2023. Et dans 48 heures exactement, les lampions vont s’éteindre sur cette première phase finale à 24 pays inaugurée par le pays du Sphinx et des Pyramides de Giseh. Et le moins qu’on puisse dire est que, si les 51 matches, en attendant la finale Algérie-Sénégal, de demain, nous ont réservé pas mal de belles surprises, au niveau des « petits » surtout qui auront donné du fil à retordre à certains cadors, et en dehors de la qualification historique des Bareas de Madagascar et des Ecureuils du Bénin, au final, le dernier carré n’a opposé que les habitués de la compétition à la carte de visite éloquente. Non pas forcément en termes de trophée, mais par rapport à leurs participations assidues aux deux compétitions phares que sont la CAN et la Coupe du monde. Trois des quatre demi-finalistes ont déjà soulevé le trophée de la CAN dans leur histoire. Trois trophées pour le Nigeria (1980, 1994 et 2013). L’Algérie et la Tunisie comptent, quant à elles, un seul trophée qu’elles ont gagné respectivement en 1990 et 2004. Seul donc le Sénégal continue de courir derrière une consécration historique. Mais si les Lions de la Téranga traînent un palmarès vierge en termes de trophée, ils peuvent, en retour, se vanter d’un passé de Mondialiste au même titre que les Super Eagles, les Aigles de Carthage et les Fennecs. En d’autres termes, la présence de ces quatre pays dans le dernier carré ne relève pas d’un pur hasard. Autant dire que les grands sont restés grands. Pendant que la 32ème édition de la CAN d’Egypte se prépare à rendre son verdict, en portant sur le toit du football africain, le crack des 24 prétendants à Dame Coupe d’Afrique, les recalés sont en train de solder leurs comptes. Et régler leurs comptes. Autant dire que l’heure des comptes a véritablement sonné pour la quasi-totalité des sélectionneurs nationaux comme expatriés qui devraient payer cash leur échec dans cette CAN 2019. Les têtes ont commencé à tomber. Car, la sentence ne s’est pas fait attendre. Et à peine ont-elles commencé à rentrer à la maison, plus tôt que prévu, qu’elles sont passées automatiquement à la guillotine. La Tanzanie fut la première à sortir la hache. Elle a remercié le Nigérian Emmanuel Amunike.  L’Egypte a aussi dit bye bye

à son coach mexicain Javier Aguirre. En dépit des bons résultats de l’Ouganda qui a quand même atteint les huitièmes de finale, le Français Sébastien Desabre a été poussé à la sortie. La Guinée a renvoyé le Belge Paul Put. Le Cameroun n’a pas attendu de faire le bilan de la CAN pour déchirer le contrat des deux techniciens néerlandais, Clarence Seedorf et Patrick Kluivert. D’autres têtes devraient encore tomber. Car, il n’est pas sûr que certains sélectionneurs comme le Cogolais Florent Ibenge, Alain Giresse et pourquoi pas Cissé Aliou puissent échapper à ces limogeages en cascade en cas d’échec. D’ailleurs, c’est une vérité connue de tous. A chaque CAN, son cortège de limogeages. Et les jours à venir devraient confirmer ou infirmer cette tendance. Ainsi va la vie des coaches. Car, les états d’âme, le football ne les connait pas. Et jusque-là, le résultat reste l’unique baromètre pour apprécier le travail d’un sélectionneur. Tout le reste ne relève que du sentimentalisme. Qui a ses limites.

Kambiré Elie

 

 

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