100 millions pour un audit et après…

Si ce n’est pas le branle-bas, c’est le sauve-qui-peut en tout cas. Et pour cause. Il ne se passe plus un seul jour, sans que certains clubs partisans du candidat Sory Diabaté ne sortent des bois pour tirer à boulets rouges sur la Normalisation. L’accusant de tous les péchés d’Israël. Ils font donc feu de tout bois. Un peu comme s’ils avaient le feu aux fesses, ces dirigeants-là, partisans d’un candidat, sont passés à l’offensive. Décidés à ne plus laisser un millimètre  carré, ni à leurs adversaires, ni au Comité de Normalisation. N’est-ce pas qu’ils le soupçonnent de collusion avec les « forces ennemies » ? Bien sûr que oui. Ils y vont donc par monts et par vaux. Dégainant à tout bout de champ. Tirant sur tout ce qui bouge. Se justifiant et détendant avec acharnement les ex-gestionnaires du football ivoirien. En fait, ils se sont faits l’avocat de l’ex-COMEX dont la gouvernance fut marquée par de multiples scandales financiers. Notamment une dette abyssale aux fournisseurs. Et une gestion financière désastreuse. Seulement voilà. Tous ces faits-là ne sont pas leur problème. Seule la protection de leur champion les préoccupe. Peu importe qu’il soit comptable de la gabegie reprochée au bureau auquel il a appartenu. Et ce, en tant que N°2 du « régime ». Tant pis, si c’est son N°1 qui aurait « bouffé » l’argent du foot. Et puis au diable tous ces scandales qui les ont éclaboussés durant leur règne. Notamment celui du car-régie facturé triplement. Une sale affaire qui reste collée au dos de l’ex-N°2 comme un boulet au pied. Mais il n’est pas question qu’on touche à un seul cheveu de leur candidat. Aucune petite mouche n’aura l’audace de le faire. Ainsi ont-ils décidé. Ou plutôt décrété. On comprend mieux les raisons de cette vaste campagne médiatique qu’ils ont lancée depuis quelques jours. Les plateaux télé et radio, par-ci, par-là, n’ont qu’un seul but. Faire taire les ragots. Histoire de polir l’image du candidat de l’ex-pouvoir. Lui offrir une nouvelle virginité. Quitte à renier son passé. Et à jurer la main sur le cœur de n’être mêlé, ni de près ni de loin, à cette nouvelle affaire de 89 millions de F CFA qui figure dans les états financiers de l’exercice 2020 de l’ex-FIF. Une somme qui aurait servi à payer les honoraires des Avocats engagés dans le procès que la FIF et certains clubs avaient intenté au TAS contre la FIFA. Sous prétexte qu’ils ne voulaient pas d’une normalisation à la tête du football ivoirien. Le dossier est brûlant. Mais le candidat Sory Diabaté a décidé de s’en laver les mains. Il dit avoir pris, depuis le mois de juillet dernier, ses distances avec l’ex-FIF. Sauf qu’il n’avait pas démissionné du Comité Exécutif intérimaire. Mais passons. Ceci étant, il est cependant déplorable que certains clubs veuillent coûte que coûte cautionner les graves dérives auxquelles s’adonnaient les ex-gestionnaires. Et le projet « C’Jeune » en est l’une des preuves tangibles. Pour gérer ce fameux projet, l’administrateur JM Guillou a créé une société « JMG Football Limited ». Et en tant que fournisseur de la FIF dans ledit projet, il réclame  donc le paiement de ses factures. Soit 541 millions et poussières pour les exercices 2019 et 2020. Autrement dit un demi-milliard. Sur la base de quel contrat ? Motus et bouche cousue. N’empêche que selon certaines indiscrétions, dans le deal conclu entre Sidy Diallo et JM Guillou dans ce projet, les deux parties auraient droit à la signature. Une hérésie. Puisque JMG n’est ni membre du COMEX, ni employé de la FIF. Il n’a donc pas la compétence pour signer en même temps que le président de la FIF. Ces prérogatives étant dévolues, selon les textes (art.84, al.1) au Président de la FIF et à son Directeur Exécutif. Si donc, un tel contrat existe et qu’il a été fait dans le dos des mandants, les clubs, plus qu’une simple faute de gestion, c’est une dérive qui mérite d’être condamnée par l’ensemble des membres actifs. Mais, parfois, c’est à se demander si les dirigeants de club ne marchent pas sur la tête. En effet, qu’est-ce qui justifie  cette levée de bouclier de ces clubs-là, fussent-ils les soutiens d’un candidat, contre le CN-FIF ? Rien. En fait, si ce n’est une tempête de plus dans un verre d’eau. Car, ils ont beau  crier au loup et au complot, sous prétexte que le CN-FIF chercherait à disqualifier leur champion, leurs jérémiades n’iront nulle part. Mais on peut les comprendre. Ils ont décidé de s’inscrire dans le déni. Tout simplement. Préférant regarder la paille dans l’œil de la Normalisation plutôt que la poutre dans le leur. Car, si ce n’est de la bêtise, comment peut-on accuser Mme Dao Gabala d’accointance et de collusion avec le cabinet d’audit ERNST-YOUNG ? C’est trop gros comme mensonge. Mais comme Jupiter rend fou celui dont il veut la tête, ils peuvent s’enfermer dans leur entêtement. Une autre connerie. Le coût de l’audit : 100 millions de F CFA. Et puis après. Mais on se fout de ce montant tant qu’il peut nous permettre d’identifier les prédateurs de l’argent du foot. Que dire aussi du principe de l’audit contradictoire que n’aurait pas respecté le CN-FIF ? A ce niveau, petite piqûre de rappel. L’ex-président de la FIF avait déclaré, après avoir fait auditer la gestion de son prédécesseur,  avoir trouvé un trou de 2 milliards. Avait-il fait respecter en son temps ce principe contradictoire ? Alors…

Login

Welcome! Login in to your account

Remember me Lost your password?

Lost Password