Aka Malan à propos de la Coupe UFOA Dames « Ce sera le rassemblement de la jeunesse féminine »

Aka Malan, Secrétaire général de l’UFOA, fait le point de l’organisation de la 2e édition de la Coupe UFOA Dames qui se débute le 8 mai prochain à  Abidjan.

Où en est l’organisation pratique du tournoi  UFOA Dames?
Nous sommes fin prêt pour débuter ce tournoi. Les stades sont prêts. Les réservations au niveau des hôtels ont été confirmées. Les arbitres sont arrivés ce samedi 4 mai. Les premières délégations arrivent ce lundi 6 mai. Je peux donc dire que tout est fin prêt pour le tournoi.

Quand en est-il de la confirmation de la participation toutes les équipes ?
Toutes les équipes seront présentes car elles ont toutes confirmé leur présence. Il y a eu des rumeurs concernant la Côte d’Ivoire. Mais elles se sont avérées infondées.

C’est-à-dire ?
On a eu une réunion avec la Fédération ivoirienne notamment le directeur exécutif. Et il nous a confirmé que le pays hôte et finaliste de la première édition sera présent.

N’empêche que la préparation ivoirienne a été longtemps arrêtée ?
La Côte d’Ivoire ne peut pas ne pas être là. Il faut donc se tranquilliser sur ce sujet. Pour nous il n’y a donc pas de débat.

Sous quel signe vous placez cette deuxième édition du tournoi du football féminin ?
Cette deuxième édition est placée sous le signe du rassemblement de la jeunesse féminine et de la célébration du football ouest-africain voire de l’Afrique. Ce tournoi va servir à rapprocher la jeunesse africaine. Il va également permettre à nos sélections de préparer les futures échéances telles que les Eliminatoires de J.O 2020.

Y a-t-il des innovations pour cette deuxième édition ?
On se retrouve avec les même 8 équipes seulement que dans le tirage au sort nous n’avons pas les même poules que l’année dernière. J’avoue aussi que nous avions invité l’Afrique du Sud. Mais malheureusement ce pays doit disputer la Coupe du Monde féminine et a déjà son programme de préparation. Nous avons également invité la Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Ouattara, pour parrainer cette complétion. Nous connassons son implication dans la question du genre. On espère la voir lors du match d’ouverture ou à la finale.

Pourquoi avoir choisi la Cote d’Ivoire pour organiser à nouveau le tournoi?
Personnellement, je me suis investi sur ce dossier parce que d’abord le siège est à Abidjan. Au vu du bon déroulement de la précédente édition on a également estimé qu’il fallait maintenir la compétition en Côte d’Ivoire et voir pour la suite. Il faut surtout savoir que l’UFOA veut faire de cette compétition un événement annuel pour aider le développement du genre.

Justement on a le sentiment que l’UFOA fait plus la promotion du genre que des compétitions de clubs qui était historiquement sa marque de fabrique.
La FIFA a fait de sa priorité le développement du genre et des petites catégories. C’est une injonction. Il ne s’agit pas d’une volonté de l’UFOA. Toutes les Unions zonales sont tenues par cette décision. C’est pourquoi après les Dames, nous organiserons le tournoi des U 23 à Ouaga puis des U 15 à Niamey.

Qu’en est donc des compétitions de clubs ?
Je suis d’accord que l‘ UFOA s’est fait connaître avec ses compétitions de club. Le trophée Eyedama qui était financé par le Togo a connu son heure de gloire pendant plusieurs décennies. Cette compétition est ensuite rentrée dans les rangs quand il n’y a plus de financement. Elle est morte de sa belle mort. Nous avions attendu un financement pour relancer la compétition. Mais il n’est pas venu. Tout ceci pour dire que quand il n’y a pas de financement, il est difficile d’organiser un tournoi.

Comment financez-vous alors les compétitions des Dames et des petites catégories ?
Dans le cas du tournoi des Dames et des petites catégories, la FIFA finance chaque union zonale à hauteur de 500 millions de francs cfa soit 1 million de dollars. L’instance international exclu d’office le tournoi des clubs et des seniors. Car elle veut promouvoir les dames et les jeunes. Si nous voulons organiser des compétitions de clubs, on doit le faire sur financement propre.

Comment expliquez-vous l’immobilisme de l’UFOA au niveau de la recherche de financement contrairement à ses homologues de la COSAFA et la CECAFA ?
Il n’y a pas d’immobilisme à l’UFOA. Figurez-vous par exemple que pour le tournoi des Dames nous avons approchés 20 partenaires afin d’avoir des ressources additionnels. Mais en vain. Voilà pourquoi nous voulons faire en sorte qu’il y ait un engouement autour de cette compétition en espérant à l’avenir que la situation s’améliore.

Qu’en est-il de votre partenariat avec la chaîne américaine FOX qui avait notamment relancé le tournoi des clubs il y a trois ans ?
Nous avons effectivement signé un partenariat de 10 ans avec FOX. Je ne cesserai jamais au passage de remercier cette télévision. Mais tout comme la FIFA, FOX a finalement ciblé une compétition à savoir la Coupe UFOA des nations qui se déroule chaque deux ans. Après la 1ere édition à Cape Coast au Ghana, nous irons cette année au Sénégal pour la 2e édition du 8 au 19 octobre avec 16 pays. Et ce tournoi est financé à hauteur de 500 millions de francs cfa pour chacune des deux zones de l’UFOA. FOX s’est donc focalisé uniquement sur cette compétition.

Revenons aux Dames. Avez-vous le sentiment que l’organisation de cette compétition permettra au football féminin de monter en grande ?
Effectivement. En une édition, cette compétition a permis au football féminin de notre zone de progresser. Prenons l’exemple du Niger. Ce pays avait été laminé à Abidjan l’année dernière. Mais fort de l’expérience engrangé cette équipe a enregistré plusieurs victoires récemment lors de sa préparation au Burkina. La Côte d’Ivoire a également tiré des dividendes de ce tournoi vu que 8 joueuses ont signé des contrats pros après la première édition. J’ai la ferme conviction que cette compétition aide notre zone.

Comment expliquez-vous qu’hormis le Nigeria et le Ghana, l’UFOA a dû mal à décoller au niveau du football féminin ?
La question de la vulgarisation ne concerne pas seulement notre zone. C’est un problème global au point que la FIFA a décidé de prendre le taureau par les cornes. Mais je refuse de voir le verre à moitié vide. Les fédérations africaines sont au travail et commencent à organiser des championnats réguliers. Malgré que le Ghana soit dirigé par un comité de normalisation, il a organisé une compétition pour préparer la Coupe UFOA.

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