Africa Sports Dago Franck au centre d’une affaire de changement d’identité

Après l’affaire Bamba Ladji, Inaï Stéphane…  un  autre scandale  éclabousse le football ivoirien. En effet, prêté par la JCAT à l’Africa Sports, l’attaquant Dago Franck est au centre d’une affaire de changement d’identité. Concrètement, le  joueur aurait, à l’instigation de son agent et d’un centre de formation de Marcory, changé son nom actuel au profit de Sagni Yao Stéphane, né le 20 novembre 2000 à Petit Badien, aux fins d’être transféré à l’AC Ajaccio. Ce, au mépris du club trecihvillois avec lequel il est sous contrat  jusqu’en septembre 2020. Mais comment en est-on arrivé là ? Connu depuis le début de sa carrière (Lanfiara, Yop FC) sous le nom de Dago Franck, né le 2 juillet 1994 et la licence 940702002, l’attaquant a été prêté par la JCAT à l’Africa Sports, après  une saison remarquable en Ligue 2, marquée par 14 buts. Avec les Aiglons,  il  s’est très vite fait remarquer au point que son agent soit sollicité par  plusieurs clubs français notamment. Mais au lieu d’effectuer les choses dans les règles de l’art, Dago Franck,  à travers d’un centre de formation, aurait accepté, dans un premier temps, d’introduire une licence amateur à la FIF sous le numéro 001120018. Informé de la situation, la JCAT oppose son veto et en informe la Fédération qui organise une rencontre de conciliation en novembre 2018. Le centre de formation finit par faire amende honorable et envoie un courrier d’annulation de la licence. Alors que l’on croit l’affaire close, le joueur introduit un recours et obtient une décision de justice, le 16 avril dernier, qui l’autorise à s’appeler  Sagni Yao Stéphane qui serait en réalité son véritable nom et non Dago Franck qui, est l’identité de son cousin. Sur la base de ce document, la FIF lui aurait délivré une licence et une autorisation de sortie pour se rendre à Ajaccio. « Vous posez un acte  avec un nom que vous changez  par la suite. Mais qui va assumer vos actes antérieurs ? Il s’agit manifestement là de tricherie. La JCAT est flouée dans ses droits.  Justice doit être faite. Que tous ceux qui sont mêlés à cette forfaiture soient démasqués. Trop c’est trop. Nous nous réservons le droit de porter plainte», a regretté Me Adou Nangon,  PCA de la JCAT. Joint au téléphone,  l’agent du joueur Camara Alysen dit être victime de médisance du club treichvillois.  « Si ces accusations sont vraies,  il  y a des juridictions compétentes  pour cela.  Je suis un agent FIFA. Je dois gardé intact ma réputation. J’ai fait signé un contrat de représentation avec mon client. Sagni Stéphane est son vrai nom. C’est pourquoi nous avons saisi la justice et obtenu une décision pour qu’il retrouve sa vraie identité », a-t-il fait savoir.

 

          

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